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Becker met la pression sur Zverev : "À sa place, je me dépêcherais..."

US Open
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Alexander Zverev a enfin débloqué son compteur en Grand Chelem en remportant Roland-Garros en juin. Un mois plus tard, il atteignait sa première finale à Wimbledon. Pourtant, à 29 ans, l'Allemand n'aurait pas intérêt à attendre trop longtemps pour enrichir son palmarès selon Boris Becker. Au lendemain de la finale londonienne perdue contre Jannik Sinner, l'ancien numéro un mondial avait livré un avertissement particulièrement clair dans son podcast avec Andrea Petkovic.

 

"On peut dire qu'il était temps ou mieux vaut tard que jamais, mais il l'a fait"

"C'est une étape majeure. Ce qu'il a réussi au cours des huit dernières semaines, à 29 ans, est remarquable. On peut dire qu'il était temps ou mieux vaut tard que jamais, mais il l'a fait. Il a réalisé son rêve d'enfant en gagnant Roland-Garros, il est devenu champion en Grand Chelem et c'est comme si un poids était tombé de ses épaules. Il paraît beaucoup plus léger, il a très bien joué et on ne l'a pas vu nerveux. Quelque chose s'est passé chez lui, sur le plan humain, privé ou professionnel, et cela a évidemment changé son jeu. Aujourd'hui, il joue beaucoup plus offensivement, il se tient davantage sur sa ligne de fond, il va au filet et il est plus varié. Il y a eu une étape majeure dans le développement de Sascha Zverev."

 

"À sa place, je me dépêcherais d'aller chercher les prochaines victoires"

"À sa place, je me dépêcherais d'aller chercher les prochaines victoires. Il a 29 ans, pas 25. Ses principaux concurrents sont plus jeunes et d'autres générations vont arriver. Après dix ou onze ans comme professionnel, on le ressent physiquement mais aussi mentalement : on ne peut plus être aussi motivé pour chaque match qu'on l'était cinq ans auparavant. Quand on dispute l'US Open ou Cincinnati pour la douzième fois, cela devient forcément un peu moins nouveau, alors que le prix à payer pour produire la même performance reste aussi élevé, voire davantage. La vie privée joue aussi un rôle très important pour prolonger une carrière. Il ne peut pas être question de tennis toute la journée. Pour moi, il faut avoir une vie en dehors du court, quelque chose qui vous rattrape et des personnes qui vous aiment aussi lorsque vous perdez. Je pense qu'il peut maintenir sa forme actuelle encore un an et demi à deux ans. Ensuite, il faudra qu'il y ait une évolution."

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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