Félix Auger-Aliassime : "J'avais des vertiges et je voyais des taches"
US OpenLa belle histoire new-yorkaise s'est brutalement arrêtée pour Félix Auger-Aliassime. Demi-finaliste à Flushing Meadows en 2021 puis à nouveau en 2025, le Canadien a été éliminé jeudi 3 septembre dès le deuxième tour de l'US Open 2026. Après avoir remporté le premier set, le 4e mondial a progressivement sombré contre Karen Khachanov, finalement vainqueur 6-7(5), 6-3, 6-2, 6-2 sur le Louis Armstrong Stadium. Mais au moment d'analyser cette défaite, Auger-Aliassime n'avait quasiment aucune envie de parler de tennis. En conférence de presse, le Canadien a révélé avoir été victime d'un problème physique soudain, sans signe annonciateur avant la rencontre.
Vidéo: Félix Auger-Aliassime sorti au 2e tour de l'US Open 2026
Retrouvez ICI le tableau de l'US Open 2026 Messieurs
Retrouvez ICI le tableau de l'US Open Dames 2026
"J'avais des vertiges et je voyais des taches"
Félix, ce n'est pas le résultat que vous souhaitiez. Quel est votre sentiment ?
Oui, je veux dire, c'est difficile de parler d'autre chose que de la manière dont je me sentais physiquement. Après un set et demi, je ne me sentais tout simplement pas bien. J'avais des vertiges, je voyais des taches et je n'arrivais pas à récupérer. Je pensais que ça allait peut-être passer, mais ce n'est pas passé. Donc, c'est la fin du tournoi pour moi et maintenant, il faut retourner travailler.
Est-ce que vous vous sentiez déjà comme ça avant le match ? Est-ce que vous aviez eu le moindre signe ? Et est-ce que vous aviez déjà ressenti quelque chose de similaire auparavant ?
Non. Non, je n'avais jamais vraiment ressenti quelque chose comme ça. J'ai déjà eu des crampes. Je me suis déjà senti fatigué vers la fin des matchs, mais de manière normale. Là, c'était un peu anormal. Et il n'y avait eu aucun signe au cours des derniers jours, ni aucun signe ce matin non plus. Donc, je ne sais pas vraiment. Je vais passer des examens et voir ce qu'il en ressort.
"Je ne voulais pas abandonner"
En parlant avec votre équipe, avez-vous envisagé d'arrêter le match à un moment ?
Je n'étais pas sûr. Quand j'ai perdu le troisième set, non, parce que je pensais que peut-être je pouvais prendre une pause, que peut-être dans 20 minutes je me sentirais mieux, mais évidemment, ça n'a pas été le cas. Il n'y a pas grand-chose que l'on puisse faire. Il y a l'hydratation, les compléments, mais si ça ne passe pas, l'autre continue de gagner des points et il faut continuer. Donc, quand on en était à 3-0, 4-0, je me suis dit : « OK, finissons le match. On va voir. » Mais je ne voulais pas abandonner à ce moment-là.
C'est vraiment un manque de chance. Au-delà de votre état physique, qu'est-ce que Karen faisait aujourd'hui qui vous a rendu les choses si difficiles ?
Karen est un grand joueur. Mais je ne peux pas le battre, lui ou n'importe qui dans ce tableau, en me sentant comme je me sentais aujourd'hui. Si je ne peux pas bouger, je veux dire, on ne parle même pas de tennis ici. C'est malheureux. J'aurais aimé que nous parlions de tennis. J'aurais aimé avoir été battu et que nous parlions de ce que j'aurais pu mieux faire sur le plan tennistique, mais ce n'est pas le cas. Donc, prochain tournoi, et on verra comment je peux mieux jouer.
Un nouveau coach bientôt annoncé
Pouvez-vous nous parler de la suite ? Nous savons que vous n'avez pas encore remplacé votre entraîneur. Pouvez-vous nous dire ce qui vous attend en 2026 et où vous en êtes concernant votre futur coach ?
Oui, ça avance. Dans les prochaines semaines, je devrais annoncer clairement un nom à tout le monde. Donc, ça avance, mais pour l'instant, je n'ai rien de plus à dire. Maintenant, je dois évidemment digérer cette déception, mais ça va juste me prendre un jour ou deux, puis je vais rentrer chez moi. Évidemment, je vais parler avec les personnes qui m'aident : les médecins, les préparateurs physiques, les kinés et les nutritionnistes. Et ensuite, je retournerai à l'entraînement. Nous avons aussi la Coupe Davis qui arrive, et c'est important pour moi. Ça fait longtemps que nous n'avons pas joué à Québec, ou en tout cas que je n'y ai pas joué depuis longtemps, surtout dans ma ville natale. Donc maintenant, j'ai hâte d'y être.
Publié le par Alexandre HERCHEUX