L'odeur de cannabis autour des courts agace plusieurs joueuses
US OpenUne odeur devenue presque une habituée de Flushing Meadows. Avant le début de l'US Open, Katie Boulter, Francesca Jones et Harriet Dart ont été interrogées sur les effluves de cannabis qui atteignent certains courts extérieurs du Billie Jean King National Tennis Center. L'odeur provient notamment des alentours du site, situé à proximité de Corona Park.
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Boulter, 71e mondiale et actuelle n°1 britannique, s'est montrée la plus critique. La joueuse de 30 ans explique avoir déjà senti cette odeur pendant un match et ne pas apprécier cette distraction lorsqu'elle tente de rester dans sa bulle. "J'essaie de rester concentrée et, évidemment, cela vous sort du moment. On n'a pas besoin de distractions", a-t-elle expliqué. Elle affirme également que plusieurs joueuses se sont déjà plaintes de la situation sur certains courts.
Boulter agacée, Francesca Jones préfère en rire
Francesca Jones a choisi un ton beaucoup plus léger. La Britannique s'est rappelée avoir plaisanté sur cette même odeur lors de l'édition précédente, au point de demander si la situation était normale. "Cette année, je vais me dire : "Non, reste concentrée, reste concentrée !"" a-t-elle souri. Issue des qualifications comme Jones, Harriet Dart semble, elle, avoir accepté cette particularité new-yorkaise : "C'est New York. J'ai l'impression que partout où vous vous promenez, c'est partout, non ? C'est comme ça. C'est pareil pour tout le monde."
Le cannabis est légal pour les adultes de 21 ans et plus dans l'État de New York, mais cela ne signifie pas qu'il peut être consommé partout. L'Office of Cannabis Management précise que fumer du cannabis est notamment interdit là où le tabac l'est, ainsi que dans les parcs publics. À l'intérieur même de l'enceinte de l'US Open, le règlement interdit de fumer, vapoter ou utiliser un dispositif électronique pour fumer. L'USTA assure rester vigilante sur le site tout en rappelant qu'elle ne peut pas contrôler ce qui se déroule en dehors de ses installations. Le problème n'est d'ailleurs pas nouveau à Flushing Meadows : Nick Kyrgios, Maria Sakkari ou encore Alexander Zverev avaient déjà évoqué cette odeur lors de précédentes éditions.
Publié le par Alexandre HERCHEUX