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Naomi Osaka, diminuée : "J'ai beaucoup pleuré sous ma serviette"

US Open
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

La victoire a eu un prix. Naomi Osaka s’est qualifiée samedi soir pour les huitièmes de finale de l’US Open 2026 en dominant Elise Mertens au terme d’un combat de 2h38, 6-3, 3-6, 7-5, sur le Louis Armstrong Stadium. Menée 4-3 dans la dernière manche, la Japonaise a alors demandé l’intervention de la kiné, avant de renverser la situation et de conclure sur sa quatrième balle de match. Quelques heures plus tard, la 13e mondiale a donné une précision importante en conférence de presse : la gêne se situe au tendon d’Achille gauche et ne date pas de cette seule soirée new-yorkaise.

Vidéo: Naomi Osaak en 8es de l'US Open mais gênée au tendon d’Achille

 

Retrouvez ICI le tableau de l'US Open 2026 Messieurs

Retrouvez ICI le tableau de l'US Open Dames 2026

 

Osaka : "C’est toujours ce problème persistant"

Interrogée sur l’intervention médicale demandée dans le troisième set, Osaka n’a pas cherché à masquer le problème. "C’était mon tendon d’Achille. C’est un peu le même problème que celui avec lequel je compose depuis Bad Homburg. [...] C’est toujours ce problème persistant et il n’est jamais vraiment parti", a-t-elle expliqué après sa victoire. La Japonaise a ensuite développé davantage lors de la partie japonaise de sa conférence de presse. "Je ne dirais pas que c’est une énorme blessure. Je dirais plutôt que c’est un problème persistant que j’ai depuis la saison sur gazon. Et je ne sais pas pourquoi cela n’a pas disparu. J’ai l’impression d’avoir fait beaucoup de choses pour essayer de l’améliorer, mais peut-être que la période de repos n’a pas été suffisante."

 

"Quand j’ai mis la serviette sur ma tête, je pleurais vraiment beaucoup"

"Quand j’ai mis la serviette sur ma tête, je pleurais vraiment beaucoup. Et je pense que, de mon côté, je n’ai aucun problème à perdre un match si j’ai l’impression de bien jouer. Mais là, j’avais simplement l’impression de jouer terriblement mal, et c’est mon tournoi préféré. Je ne sais pas, c’était simplement tout un tas d’émotions négatives et j’avais l’impression que je ne voulais pas partir comme ça. Donc tout a en quelque sorte atteint un sommet à ce moment-là et j’ai eu l’impression que je devais laisser sortir toutes ces émotions pour pouvoir continuer à essayer et continuer à me battre. Et une fois ce changement de côté terminé, j’ai pu repartir avec la tête claire."

 

Rybakina, n°2 mondiale et premier vrai test grandeur nature

Pas question pour autant de souffler longtemps. En huitièmes, Naomi Osaka, actuellement 13e mondiale, retrouvera Elena Rybakina, n°2 au classement WTA. La Kazakhe s’est qualifiée en battant Yuliia Starodubtseva 7-6(6), 6-3 et poursuit une saison où elle a notamment remporté l’Open d’Australie. Le duel aura également un petit parfum de revanche pour Osaka. Les deux joueuses ne se sont affrontées qu’une seule fois sur le circuit principal : en quarts de finale du WTA 1000 de Toronto, en août dernier. Rybakina s’était imposée 4-6, 7-6(5), 6-4 après 2h33. La Japonaise connaît donc précisément le défi qui l’attend. "Je sais qu’elle est l’une des meilleures joueuses du monde. Donc je n’ai pas d’autre choix que d’arriver avec un niveau" élevé. Reste désormais à savoir dans quel état son tendon d’Achille lui permettra de se présenter. 

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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