Patrick Mouratoglou : "L’UTS est là pour dépoussiérer le tennis"
UTS - NîmesPatrick Mouratoglou repart à l’assaut des habitudes du tennis. À partir de ce vendredi 3 avril, l’UTS revient aux Arènes de Nîmes pour une deuxième édition dans ce décor hors norme, avec l’ambition assumée de proposer autre chose qu’un tournoi classique. Le tableau officiel de Nîmes réunit Casper Ruud, Felix Auger-Aliassime, Andrey Rublev, Stefanos Tsitsipas, Alexander Bublik, Ugo Humbert, Karen Khachanov et Grigor Dimitrov. Tsitsipas a d’ailleurs été annoncé en remplacement d’Alejandro Davidovich Fokina, blessé. Dans un entretien accordé à CNews, le fondateur du circuit alternatif a de nouveau défendu une version plus courte, plus intense et plus spectaculaire de la discipline, pensée pour capter un public plus jeune sans renoncer à l’exigence sportive. L’événement se disputera sur deux jours, les 3 et 4 avril 2026, dans les Arènes de Nîmes.
Lorsque Matteo Berrettini s'imposait à l'UTS en 2020
"On veut libérer la parole et avoir un tennis un peu moins aseptisé"
"L’UTS n’est définitivement pas un tournoi comme les autres. On a vraiment imaginé le tennis comme s'il avait été créé en 2020 alors que ce sport a été imaginé en 1880. C’est beaucoup plus court, plus intense, plus fun, tout en étant extrêmement sérieux, puisque les joueurs jouent à 100%. C’est un tournoi où le spectacle et le sport sont indissociables. (...) On veut libérer la parole et avoir un tennis un peu moins aseptisé qu'il ne l’est aujourd’hui. (...) L’UTS est là pour dépoussiérer le tennis. C'est un spectacle qui n'a absolument rien à voir, il suffit d'y assister une fois pour s'en rendre compte. (...) Nous, c’est différent : on ne s’attaque pas aux compétitions telles qu’elles existent, on propose autre chose. L’erreur est justement de vouloir transformer ce qui fait partie de l’histoire, comme les Grands Chelems."
Le rappel des règles de l'UTS
Le principe de l’UTS reste à contre-courant du tennis traditionnel. Les matches sont découpés en quatre quart-temps de huit minutes, avec une seule balle de service, quinze secondes entre les points et une mort subite en cas d’égalité à deux quarts partout. L’idée est claire : réduire les temps morts, accentuer la pression immédiate et rendre le spectacle plus lisible pour un public habitué à des formats plus nerveux.
Publié le par Alexandre HERCHEUX