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Arthur Fery confiant : "Je vais entrer sur le court et jouer mon jeu"

Wimbledon
Mis à jour le par Sebastien CLAUDE

Le conte de fées ne s'arrête plus pour Arthur Fery. Invité à Wimbledon, seulement 11 matchs gagnés sur le circuit principal, le Britannique est en demi-finale du Grand Chelem londonien après avoir dominé Flavio Cobolli 6-4, 7-6[4], 6-0 ce mercredi 8 juillet. 114e en début de semaine, le natif de Sèvre est d'ores et déjà assuré d'intégrer le top 40 (36e) avant d'affronter Alexander Zverev en demi-finale ce vendredi. En conférence de presse après son nouvel exploit, Arthur Fery a évoqué la confiance que lui apportent ces multiples exploits, mais aussi la pression d'évoluer sur le Centre Court en tant que dernier Britannique encore en lice. 

Vidéo: Arthur Fery après sa qualification en demi-finale de Wimbledon

 

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"J'étais convaincu de pouvoir battre mon adversaire"

"J'ai toujours cru en moi et en ma capacité à devenir l'un des meilleurs joueurs du monde. Bien sûr, être demi-finaliste à Wimbledon, c'est une toute autre histoire. J'ai abordé chaque match l'un après l'autre, sans trop me projeter, et me voilà. Comme je l'ai dit sur le court, je ne me sentais pas à l'aise, mais plus confiant face à un adversaire que j'avais déjà rencontré sur une grande scène. Tout au long du match, j'ai senti que la rencontre était très serrée. Il y a eu des moments où son service était excellent, mais j'ai toujours eu le sentiment d'avoir un léger avantage. Gagner le deuxième set a été crucial, et j'ai ensuite pu conclure le troisième. J'étais nerveux aujourd'hui car j'étais convaincu de pouvoir battre mon adversaire. Même s'il s'agissait de mon premier quart de finale en Grand Chelem, j'y croyais vraiment.

Lors des matchs précédents, j'ai frôlé la défaite, mais j'ai réussi à me battre jusqu'au bout et à forcer mes adversaires à gagner. Ici, j'ai aussi le soutien du public, ce qui est un atout précieux sur le Court Central. J'essaie de m'appuyer sur ce soutien dans les moments importants pour mettre encore plus de pression sur mon adversaire, et je retenterai ma chance vendredi. Zverev représente un autre défi, mais je suis prêt. Je n'ai rien à perdre ; je vais entrer sur le court, jouer mon jeu, croire en moi, et on verra bien."

 

"Je me sens de moins en moins Français"

"Nous étions prêts à entrer sur le court lorsque la Reine est venue nous saluer. Elle s'est présentée à Flavio et à moi. C'est un honneur de jouer devant elle. Ce fut un plaisir de la rencontrer, et à la fin, elle m'a adressé quelques mots très gentils. Jouer devant des légendes du tennis, et maintenant devant la Reine, rend ce moment vraiment exceptionnel. Je commence à saisir toute l'importance [d'être le dernier Britannique] ; elle grandit à chaque victoire. En même temps, c'est bien de ne pas avoir deux semaines avant le prochain match. Tout va si vite, et je ne consulte pas trop les réseaux sociaux. Je reste dans ma bulle et je continue à faire les mêmes choses. Ici, à Londres, je ressens particulièrement le soutien du public britannique. J'ai des liens avec la France et je reçois beaucoup de soutien de là-bas, mais je joue pour la Grande-Bretagne, et c'est ici que je ressens le plus cette affection.

 Stanford a été une expérience fantastique. J'y suis arrivé à 18 ans et je n'étais peut-être pas encore tout à fait prêt pour le circuit professionnel. Ces trois années m'ont permis de mûrir, de poursuivre mes études, de travailler avec d'excellents entraîneurs et de nouer des amitiés que j'entretiens encore aujourd'hui. C'était l'endroit idéal pour allier études et tennis. Quant à la France, je me sens de moins en moins français. Si vous m'aviez posé la question il y a dix ans, j'aurais probablement dit que je me sentais plus français qu'anglais, mais ce n'est plus le cas. Je me sens très britannique : je vis ici, mes meilleurs amis sont ici, j'ai fait mes études ici et je m'entraîne ici."

Publié le par Sebastien CLAUDE

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