Jannik Sinner, "un rouquin qui vit dans le nord de l’Italie"
WimbledonDe l’effondrement physique de Roland-Garros à un deuxième sacre consécutif à Wimbledon, Jannik Sinner a vécu un spectaculaire retournement en quelques semaines. Battu au deuxième tour à Paris par Juan Manuel Cerundolo après avoir mené deux manches à zéro, l’Italien a passé des examens médicaux, modifié sa préparation et adopté de nouveaux réflexes pour mieux supporter la chaleur. Après sa victoire contre Alexander Zverev en finale à Londres, son entraîneur Darren Cahill a raconté les coulisses de cette reconstruction : arrivée très précoce sur gazon, travail intensif, passages dans une pièce climatisée et réflexion autour d’une préparation hivernale beaucoup plus ensoleillée.
Vidéo: Jannik Sinner et Linda Noskova ont dansé à Wimbledon dimanche
"Il est revenu ici et a travaillé comme un fou"
Le 28 mai, Jannik Sinner semblait se diriger vers une qualification tranquille pour le troisième tour de Roland-Garros. Le numéro 1 mondial menait 6-3, 6-2 et s’est retrouvé à un jeu de conclure contre Juan Manuel Cerundolo. Son corps a ensuite cessé de répondre normalement. Très diminué, l’Italien a perdu les trois dernières manches 7-5, 6-1, 6-1 et quitté un Grand Chelem dès le deuxième tour pour la première fois depuis 2023. Sinner avait évoqué un état maladif plutôt qu’un simple problème lié aux températures. Darren Cahill a lui aussi refusé de révéler les conclusions des examens médicaux passés à Milan, rappelant que ces informations relevaient de la vie privée de son joueur. L’Australien reconnaît cependant que le staff ne dispose toujours pas d’une explication totalement certaine. "C’est l’une de ces situations pour lesquelles nous n’avons pas vraiment de réponse.Il est revenu ici et a travaillé comme un fou."
"Plus il passera de temps sous la chaleur, plus il parviendra à s’y adapter"
"Il est revenu ici et a travaillé comme un fou. Il baisse simplement la tête et se met au travail. Dès le lendemain, il nous appelle : “Les gars, qu’est-ce qu’on fait ? Quel est le plan ? Que devons-nous améliorer ?” C’est un rouquin qui vit dans le nord de l’Italie, qui a grandi dans la neige et dans les Alpes. Plus il passera de temps sous la chaleur, plus il parviendra à s’y adapter. Nous pourrions modifier l’intersaison, aller davantage chercher le soleil et mieux l’acclimater à ce type de conditions. Il quitte désormais le court après quelques sets, passe dans la climatisation et change de maillot, même lorsqu’il n’en a pas besoin. Il essaie simplement d’adopter une routine lors des journées chaudes afin de pouvoir produire son meilleur tennis lorsque les températures deviennent extrêmes. Il a montré une résilience incroyable. Sans ces moments difficiles, il n’aurait peut-être jamais progressé comme il l’a fait."
Publié le par Alexandre HERCHEUX