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Navratilova veut supprimer une règle historique : “C’est inutile !”

Wimbledon
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Faut-il continuer à interrompre le jeu lorsqu’un service touche la bande du filet avant de retomber dans le bon carré ? Martina Navratilova pense que non. Pendant le quart de finale de Wimbledon entre Naomi Osaka et Karolina Muchova, la légende aux neuf titres londoniens a demandé la suppression du let au service. Une proposition radicale ensuite soutenue par Todd Woodbridge et John Lloyd, avant que plusieurs services contestés durant la demi-finale entre Arthur Fery et Alexander Zverev ne viennent donner une nouvelle dimension au débat.

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"Supprimez cette règle, elle est inutile !"

"Supprimez ce let sur la bande du filet. Vous savez que j’en parle tout le temps. Personne ne fait avancer les choses à ce sujet. Supprimez cette règle, elle est inutile ! Non, jouez le let, jouez la balle : c’est une balle en jeu. De temps en temps, vous aurez une balle qui mourra juste derrière le filet et qui deviendra un ace, mais cela arrive une fois tous les trois matchs. Alors, jouez simplement. La plupart des lets ne sont que de très légers contacts avec la bande. Continuez à jouer et accélérez le jeu."

 

Une formule déjà appliquée sur le circuit junior

L’idée défendue par Navratilova n’est pas totalement expérimentale. Le règlement 2026 du circuit junior international impose déjà la règle du « no let » en simple comme en double. Lorsqu’un service touche le filet, la sangle ou la bande avant de retomber dans le carré réglementaire, le point se poursuit. Les règles générales du tennis reconnaissent également le « no let » comme un format alternatif autorisé. La règle traditionnelle reste cependant appliquée dans les principaux tournois professionnels et en Grand Chelem.

Cette expérience chez les jeunes constitue précisément l’un des arguments de Todd Woodbridge. Quatre jours après la première intervention de Navratilova, le spécialiste australien du double a expliqué qu’il s’était rapidement habitué à cette formule en regardant des matchs juniors. "Je le pense. J’ai récemment regardé jouer des juniors et on s’y habitue. Ce n’est qu’une question de changement. C’est une affaire de chance, n’est-ce pas ? Lorsque vous bénéficiez d’une balle chanceuse après avoir touché le filet, cela fait simplement partie du jeu."

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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