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Poignée de main refusée, clash : Ostapenko-Siegemund, ça a chauffé

Wimbledon
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Il n’y a pas que les simples qui offrent des scènes brûlantes à Wimbledon. Lundi, le quart de finale du double mixte entre Marcelo Arévalo / Jelena Ostapenko et Édouard Roger-Vasselin / Laura Siegemund s’est terminé dans une ambiance très électrique. Les têtes de série n°2, Arévalo et Ostapenko, se sont imposées 6-4, 7-6(7), mais l’après-match a surtout été marqué par une vive altercation autour d’une pénalité de temps infligée à Siegemund dans le tie-break du deuxième set. Poignée de main refusée, discussion tendue avec l’arbitre, phrase cinglante de Ostapenko : le double mixte a eu droit à sa polémique.

 

"Elle fait rebondir la balle 18 fois !”

Tout s’est joué dans le tie-break du deuxième set. Édouard Roger-Vasselin et Laura Siegemund tentaient d’arracher une manche décisive face à Marcelo Arévalo et Jelena Ostapenko. À 7-7, Siegemund a été sanctionnée pour dépassement du temps autorisé au service. Forcée de jouer une deuxième balle, l’Allemande a ensuite commis une double faute, ce qui a évidemment fait monter la tension.

 

Furieuse, Siegemund s’est alors tournée vers l’arbitre de chaise, en pointant Ostapenko. Sa phrase : “Elle fait rebondir la balle 18 fois !” La frustration était claire : l’Allemande estimait être sanctionnée dans un moment crucial, alors que son adversaire prendrait, selon elle, beaucoup de temps avant de servir.

 

Poignée de main refusée, discussion au filet

La suite n’a rien calmé. Arévalo et Ostapenko ont remporté le point suivant et donc le match, 6-4, 7-6(7). Au moment de rejoindre le filet, Siegemund n’aurait pas voulu serrer la main de Ostapenko. Roger-Vasselin, lui, est resté pour discuter avec l’arbitre et contester la décision. La conversation s’est prolongée, avec Ostapenko au cœur de l’échange. La Lettonne n’a pas hésité à répondre à ses adversaires. “Tu peux un peu mieux accepter la défaite, apprendre à perdre”, a-t-elle lancé à SiegemundRoger-Vasselin n’a pas contesté seulement la règle, mais surtout le timing de son application. Il estimait que l’arbitre ne pouvait pas sortir un warning aussi lourd à 7-7 dans un tie-break aussi serré. Son argument : l’avertissement a directement pesé sur la fin du match, puisque Siegemund a dû servir une deuxième balle avant de commettre une double faute.

Ostapenko, de son côté, a défendu l’arbitre. Elle a affirmé que Siegemund prenait trop de temps depuis longtemps. “Tout le monde le sait”, a-t-elle répondu, avant d’ajouter qu’elle-même peut parfois être limite, mais essaie alors d’accélérer : “Je suis presque toujours dans le temps.”

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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