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Dopage, argent... Branstine dénonce les inégalités dans le tennis

WTA
Mis à jour le par Clemence GONTARD

En pleine récupération après une blessure à l'épaule contractée en Australie, Carson Branstine fait parler d'elle. La 291e joueuse mondiale a choisi de sortir du silence pour évoquer les inégalités dans le tennis, véritable sujet dans le monde du tennis professionnel. À travers une vidéo TikTok diffusée sur les réseaux sociaux, la Canadienne de 25 ans ne mâche pas ses mots et s'attaque aux problèmes de calendrier, aux blessures, aux difficultés financières et au système de sanction antidopage, qu'elle juge inégaux. Intitulée "POV : vous jouez au tennis professionnel", la vidéo de Brastine propose des conversations avec des officiels du tennis, appuyant sur les difficultés qui touchent souvent les joueurs les moins bien classés. "Tu n'as pas les moyens de te payer un entraîneur ? C'est vraiment dommage… Je ne peux rien faire pour toi", peut-on lire. 

 

"Le fait que je n'exagère pas est diabolique"

La plus grosse partie de sa vidéo évoque les inégalités de traitement sur les affaires de dopage. La Canadienne explique sa perception de la justice sportive qu'elle trouve déséquilibrée. Selon Brastine, les joueuses les plus médiatisées bénéficient d'une plus large clémence, contrairement aux joueuses moins bien classées, qui subissent des sanctions plus sévères. "Oui, elle a été testée positive, mais elle est numéro une mondiale, nous avons besoin d’elle. En revanche, une autre joueuse classée au 300e rang, qui est testée positive pour de la viande contaminée, reçoit une sanction de quatre ans, car nous n’en avons pas besoin", explique-t-elle dans la vidéo.

Une remarque qui a fait parler, puisque cette situation rappelle celle d'Iga Swiatek (sans toutefois la nommer précisément), numéro une mondiale en 2024 et testée positive à la trimétazidine. La Polonaise avait écopé d'un mois de suspension. La légende de la vidéo est claire: "Le fait que je n'exagère pas est diabolique". Avec sa vidéo, la Canadienne aborde un sujet sensible. Mais, dans un contexte où de plus en plus de joueurs évoquent les pressions physiques et mentales, celle-ci va-t-elle faire bouger les lignes ? 

Publié le par Clemence GONTARD

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