Elina Svitolina : "Je ne veux pas être déprimée toute ma vie..."
WTAÀ 32 ans, Elina Svitolina continue de croire qu'elle peut aller chercher un premier titre du Grand Chelem. Mais quelque chose a profondément changé dans sa manière d'aborder cet objectif. Invitée de Caroline Garcia et Borja Duran dans le dernier épisode du Tennis Insider Club, publié mardi 29 septembre, l'Ukrainienne a longuement évoqué son rapport à cette quête qui a accompagné une grande partie de sa carrière.
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"Je crois que je peux gagner un Grand Chelem. Je pense avoir le niveau pour y arriver, que je peux jouer de manière suffisamment régulière pendant deux semaines pour le faire. Mais si ce n'est pas écrit pour moi, je l'accepterai aussi. Je ne veux pas passer le reste de ma vie à être déprimée parce que je n'ai pas réussi à gagner ce fameux Grand Chelem."
"Si j'arrêtais le tennis demain, j'aurais déjà eu une très belle carrière"
La n°7 mondiale estime désormais pouvoir poursuivre ce rêve sans en faire une condition indispensable à son épanouissement. Une évolution importante pour une joueuse qui a atteint à quatre reprises le dernier carré d'un Grand Chelem, dont l'Open d'Australie cette saison. Elle a également six quarts de finale à Roland-Garros et des demi-finales à Wimbledon et à l'US Open. "Aujourd'hui, je suis beaucoup plus sereine. Je vais me donner toutes les chances possibles pour y arriver, mais si le destin en décide autrement, ce n'est pas grave. Je serai heureuse avec ma famille, avec mes enfants, et je profiterai de la vie. Si j'arrêtais le tennis demain, j'aurais déjà eu une très belle carrière et j'aurais tout donné."
Les mots de Gaël Monfils qui ont aidé Svitolina
Ce détachement s'est construit avec le temps, mais aussi grâce à un travail avec sa psychologue et aux échanges avec Gaël Monfils, son mari. "J'en ai beaucoup parlé avec ma psychologue, même avant ma grossesse. Je lui disais : 'Peut-être que je ne reviendrai même pas au tennis et je n'ai pas gagné de Grand Chelem.' Et puis Gaël m'a beaucoup aidée. Il m'a expliqué qu'un seul Grand Chelem ne définirait pas mon niveau. Que j'en gagne un ou non ne changera pas tout ce que j'ai accompli et ne fera pas de moi une meilleure joueuse ou une meilleure personne."
Publié le par Alexandre HERCHEUX