Un coach accusé de "mauvaise conduite" et de "relations inappropriées"
WTALa WTA a ouvert une enquête visant l’entraîneur espagnol Rafael Font de Mora (57 ans), actuel coach de Peyton Stearns (53e mondiale), après des signalements portant sur des accusations de “mauvaise conduite” et de “relations inappropriées avec des joueuses” lors de précédentes expériences sur le circuit. L’information est révélée par The Athletic.
Pam Shriver : "Il est temps"
Selon The Athletic, deux anciennes joueuses – dont Pam Shriver, multiple lauréate en Grand Chelem en double – ont fait remonter des plaintes au responsable de la protection (“safeguarding”) de la WTA à propos de Font de Mora. Shriver a publiquement réagi sur X. "Quand le tennis professionnel traitera-t-il la lutte contre les abus avec le même sérieux, le même investissement et la même conviction que la lutte contre la corruption et le dopage ? Il est temps"
La relation passée avec Meghann Shaughnessy au cœur du dossier
Toujours d’après l’enquête citée, l’un des éléments centraux concerne la relation passée entre Rafael Font de Mora et Meghann Shaughnessy. Le média rapporte que la joueuse aurait quitté sa famille à 14 ans pour emménager chez l’entraîneur (alors âgé de 25 ans), avec d’autres joueurs ; puis qu’à 19 ans, ils se seraient fiancés. Font de Mora aurait affirmé que la relation était restée platonique jusqu’aux 18 ans de la joueuse. Le même article indique que des inquiétudes sur le caractère “inapproprié” de cette relation auraient pesé dans une décision de l’USTA concernant un financement, et que la relation aurait pris fin en 2005.
L'enquête de la WTA est lancée
Rafael Font de Mora nie “tout acte répréhensible” et Peyton Stearns a pris la défense de son entraîneur à Melbourne. Dans ses documents, la WTA précise disposer d’un cadre lui permettant d’enquêter, de traiter les plaintes et, le cas échéant, de prononcer des sanctions, y compris sur la participation au circuit et l’accès à l’accréditation. Le code rappelle aussi l’importance de la confidentialité, de la protection des personnes qui signalent de bonne foi, et l’encadrement strict des procédures d’enquête. Dans l’immédiat, aucun calendrier public n’a été communiqué sur la durée de la procédure ni sur d’éventuelles mesures provisoires : la WTA n’a confirmé que l’ouverture d’une enquête dans le cadre de son dispositif de protection.
Publié le par Alexandre HERCHEUX