L'ATP change une règle, Carlos Alcaraz et Jannik Sinner concernés
ATP - RèglementLa polémique née à l’Open d’Australie autour des bracelets connectés pourrait connaître un nouveau tournant. D’après un communiqué publié ce vendredi 27 février, l’ATP Tour a décidé de permettre aux joueurs de porter des bracelets connectés pendant les matches, un changement qui concerne directement les utilisateurs réguliers de Whoop, dont Carlos Alcaraz.
Jannik Sinner sur le bracelet retiré en Australie
L'ATP bouge, les Grands Chelems vont-ils suivre ?
Fin janvier, Carlos Alcaraz, Jannik Sinner et Aryna Sabalenka avaient été priés de retirer leur bracelet Whoop avant d’entrer sur le court à Melbourne, créant une incompréhension générale : ces dispositifs, sans écran, servent à suivre des données physiologiques (charge, récupération, fréquence cardiaque…), mais les Grands Chelems appliquent leurs propres règles. De son côté, Whoop avait vivement réagi, son CEO Will Ahmed défendant l’idée que l’accès aux données de santé ne représente ni un risque de sécurité ni un avantage compétitif. Reste un point clé : les Grands Chelems restent autonomes sur ces questions. Autrement dit, même si l’ATP ouvre davantage la porte à ces outils, il faudra encore que les tournois du Grand Chelem harmonisent leur règlement pour éviter de nouvelles scènes de retrait au dernier moment.
Trois stars, même scénario à Melbourne
Le premier à se retrouver au centre de l’attention en Australie avait été Carlos Alcaraz. Avant son huitième contre Tommy Paul, l’Espagnol a été repéré avec un dispositif caché sous un poignet-éponge. La chaise Marija Cicak l’a alors informé que l’objet figurait sur la liste des éléments interdits à Melbourne : Alcaraz s’est exécuté sans protester. Même traitement pour Aryna Sabalenka, ambassadrice WHOOP, priée de retirer son bracelet (dans son cas, l’incident serait intervenu dès le premier tour). Là aussi, la joueuse a obtempéré. Enfin, Jannik Sinner avait été à son tour concerné : l’Italien avait dû retirer le tracker après que l’arbitre l’a identifié au moment des formalités d’avant-match.
Will Ahmed, CEO de Whoop : "Les données ne sont pas des stéroïdes"
L’affaire avait pris de l’ampleur quand le patron de WHOOP, Will Ahmed, a publiquement défendu l’idée que ces données relèvent avant tout de la santé et du suivi physique, pas d’un avantage “tactique” pendant le match (Son message sux X, “Les données ne sont pas des stéroïdes” a beaucoup circulé).
Publié le par Alexandre HERCHEUX