Tennis. Open d'Australie - Sinner, Alcaraz et Sabalenka priés d’enlever leur tracker
Par Alexandre HERCHEUX le 26/01/2026 à 14:51
Les arbitres appliquent les règles à Open d’Australie 2026, même avec les cadors. Jannik Sinner, Carlos Alcaraz et Aryna Sabalenka ont tous été priés de retirer un bracelet WHOOP, un tracker biométrique pourtant largement utilisé sur le circuit. D’un côté, WHOOP (bracelet sans écran, axé sur la récupération et les biomarqueurs) figure sur des listes de dispositifs autorisés dans certains cadres/compétitions, et la technologie est utilisée depuis plusieurs saisons sur le Tour, notamment côté WTA. De l’autre, les Grands Chelems appliquent leur propre réglementation : Tennis Australia l’a confirmé via un porte-parole, en rappelant que “les bracelets connectés ne sont actuellement pas autorisés en Grand Chelem”, tout en indiquant que des discussions sont en cours pour faire évoluer la situation.
Vidéo - Jannik Sinner sur le bracelet retiré ce lundi
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Trois stars, même scénario : “enlevez-le”
Le premier à se retrouver au centre de l’attention ces derniers jours, c’est Carlos Alcaraz. Avant son huitième contre Tommy Paul, l’Espagnol a été repéré avec un dispositif caché sous un poignet-éponge. La chaise Marija Cicak l’a alors informé que l’objet figurait sur la liste des éléments interdits à Melbourne : Alcaraz s’est exécuté sans protester. Même traitement pour Aryna Sabalenka, ambassadrice WHOOP, priée de retirer son bracelet (dans son cas, l’incident serait intervenu dès le premier tour). Là aussi, la joueuse a obtempéré. Enfin, Jannik Sinner, tenant du titre, a été à son tour concerné : d’après plusieurs récits, l’Italien a dû retirer le tracker après que l’arbitre l’a identifié au moment des formalités d’avant-match.
Ridiculous. Whoop is approved by the International Tennis Federation for in-match wear and poses no safety risk. Let the athletes measure their bodies. Data is not steroids! https://t.co/fC3JX6Vldm
— Will Ahmed (@willahmed) January 25, 2026
"Les données ne sont pas des stéroïdes"
L’affaire a pris de l’ampleur quand le patron de WHOOP, Will Ahmed, a publiquement défendu l’idée que ces données relèvent avant tout de la santé et du suivi physique, pas d’un avantage “tactique” pendant le match (Son message sux X, “Les données ne sont pas des stéroïdes” a beaucoup circulé). Ces données sont-elles consultables en direct et exploitables pendant le match ? Si oui, l’argument de l’équité apparaît immédiatement puisque tous les joueurs n’ont pas le même accès technologique, ni les mêmes équipes. Si non, alors pourquoi empêcher un athlète de mesurer ce qui se passe dans son propre corps, surtout si la consultation se fait après coup ?

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