Novak Djokovic : "Un boycott ? Les joueurs ont toujours mon soutien"
ATP - RomeNovak Djokovic n’y a évidemment pas échappé. Très impliqué dans le combat pour une meilleure répartition des gains dans le tennis durant sa carrière, le Serbe, co-créateur de la PTPA qu'il a depuis quitté, a été interrogé en conférence de presse au Masters 1000 de Rome sur l’éventualité d’un boycott des tournois du Grand Chelem par les joueurs. Alors que de nombreuses stars comme Jannik Sinner, Aryna Sabalenka ou Coco Gauff ont annoncé qu'un tel scénario était possible si leurs revendications n'étaient pas écoutées, l'ancien n°1 mondial a assuré son soutien si un tel mouvement devait se produire.
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"Ma position reste très claire : je soutiens les joueurs"
"Les joueurs savent qu’ils auront toujours mon soutien, c’est tout. Une nouvelle génération arrive, et je me réjouis de voir des leaders de notre sport, comme Sabalenka, prêts à prendre leurs responsabilités, à s’impliquer et à comprendre réellement les rouages politiques du tennis, ses subtilités, et ce qu’il faut concrètement mettre en place — pas seulement pour leur propre intérêt, mais pour celui de tous. Nous faisons tous partie du même sport. Nous cherchons tous à faire progresser le tennis, que l’on soit joueur, organisateur de tournoi ou instance dirigeante. Malheureusement, il existe souvent des conflits d’intérêts que certains préfèrent éviter d’affronter. Et c’est précisément là que, selon moi, les joueurs détiennent un véritable pouvoir. Aujourd’hui, je prends davantage de recul. Je ne participe plus à ces réunions ni à ces discussions. Mais ma position reste très claire : je soutiens les joueurs et je continuerai à défendre un rôle plus fort pour eux au sein de l’écosystème."
"Le sujet, ce sont les joueurs les moins bien classés"
"Il faut aussi rappeler qu’on a souvent déformé mes propos par le passé, en affirmant que je réclamais plus d’argent pour moi-même, y compris lorsque je gagnais des Grands Chelems. Mais le sujet, ce sont les joueurs les moins bien classés, la base du tennis professionnel, ceux qui peinent à s’en sortir et qui finissent par abandonner faute de moyens. À ma connaissance, aucun autre sport mondial ne se trouve dans une telle situation, où il n’existe pas de garanties économiques minimales pour les joueurs de bas de tableau. Je ne sais pas si cela a réellement évolué ces dernières années."
Publié le par Paul MOUGIN