Bryan Shelton : "Il arrive que Ben se sabote lui-même"
ATP - WashingtonSurpris par Otto Virtanen dès le premier tour de Wimbledon, Ben Shelton retrouvera les courts à l'occasion de l'ATP 500 de Washington (27 juillet - 2 août). Désormais installé dans le top 10 mondial depuis plus d'un an, l'Américain semble toutefois peiner à franchir un nouveau palier, à l'image de sa saison 2026, marquée par un titre en ATP 250, deux en ATP 500 mais une élimination dès le deuxième tour à Roland-Garros et donc d'entrée à Wimbledon. De passage dans le podcast de Caroline Garcia, son père et entraîneur, Bryan Shelton, est revenu sur les axes de progression de son fils, seulement âgé de 23 ans.
The most impressive thing Bryan Shelton has built isn’t Ben’s tennis.
— Caroline Garcia (@CaroGarcia) July 21, 2026
It’s a relationship where he can be both father and coach, without either role swallowing the other.
He knows when to push, when to stay quiet, and when to let Ben completely own the journey.
Having lived the… pic.twitter.com/IabPncymks
Retrouvez ICI les inscrits à l'ATP 500 de Washington
"Je veux qu'il comprenne que c'est un jeu"
"En tant qu'entraîneur, c'est tout le défi de travailler avec un joueur comme Ben, qui est très agressif. Mais il arrive qu'il dépasse les bornes et se sabote lui-même, et qu'il ne parvienne pas à atteindre le deuxième ou le troisième tour du tournoi. Je veux qu'il comprenne que c'est un jeu, qu'il joue à un jeu et qu'il doit en profiter pleinement, s'amuser. Et lorsqu'il me voit apprécier l'expérience, qu'on gagne ou qu'on perde, je veux lui rappeler que le résultat n'est pas le seul critère. Nous sommes compétitifs, certes, mais la vie ne se résume pas à la victoire. Les résultats doivent avoir des conséquences, d'une manière ou d'une autre.
Concilier ces deux rôles [père et entraîneur] est difficile : être père d'un enfant encore très jeune, qui grandit et découvre la vie, et être son entraîneur. Oui, c'est parfois compliqué. Mais je crois que pour moi, il suffit d'être patient et attentif. Je suis constamment à l'écoute de l'état mental et émotionnel de Ben, notamment lorsqu'il a envie de parler de tennis, de son jeu ou de tout ce qui touche à ce sport. J'en suis conscient. Et quand il n'en a pas envie, je le sais aussi. Je respecte donc tout simplement les deux. Et je pense que c'est ce qui fait la force de notre relation."
Publié le par Sebastien CLAUDE