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Jannik Sinner seul au monde à Roland-Garros ?

Roland-Garros
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Jannik Sinner marque son territoire sur terre battue. Tombeur d’Arthur Fils, 6-2, 6-4, vendredi en demi-finale du Masters 1000 de Madrid, le numéro 1 mondial disputera dimanche la finale contre Alexander Zverev. Plus impressionnant encore : l’Italien reste sur 27 victoires consécutives en Masters 1000 et peut devenir le premier joueur à enchaîner cinq titres de suite dans cette catégorie. À trois semaines de Roland-Garros, et alors que Carlos Alcaraz, double tenant du titre, est forfait, une question s’impose : Sinner peut-il être battu Porte d’Auteuil ?

Jannik Sinner parlait de Carlos Alcaraz à Madrid

 

Sinner marche sur le circuit

Depuis plusieurs semaines, Jannik Sinner donne une impression assez folle. Vainqueur à Indian Wells, Miami et Monte-Carlo, l’Italien a poursuivi sa route à Madrid, où il s’est offert une première finale. Il a remporté ses 27 derniers matchs en Masters 1000, une série lancée à Paris l’an passé et prolongée cette saison. Sur ces 27 victoires, Sinner n’a perdu que deux sets : un contre Tomas Machac à Monte-Carlo, puis le premier set de son entrée en lice à Madrid face à Benjamin Bonzi. Face à Arthur Fils, pourtant en pleine confiance sur terre battue, le numéro 1 mondial a encore donné le sentiment de contrôler son sujet. Sinner s’est imposé 6-2, 6-4, sans laisser le Français réellement croire à l’exploit. Un succès propre, autoritaire, et surtout symbolique : l’Italien arrive lancé dans la dernière ligne droite avant Roland-Garros.

Jannik Sinner sera-t-il seul au monde à Roland-Garros ?

 

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Alcaraz absent, tout change à Paris

L’autre élément majeur, c’est évidemment l’absence de Carlos Alcaraz. L’Espagnol, double tenant du titre à Roland-Garros, a officiellement déclaré forfait en raison d’une blessure au poignet droit. Forcément, le tableau change complètement. Alcaraz était le principal rival de Sinner sur terre battue, et le joueur que beaucoup imaginaient capable de le pousser dans ses retranchements à Paris. Sinner lui-même avait refusé de trop s’emballer après l’annonce : “Je ne sais pas si je suis plus favori à Paris ou à Rome. Le tennis a besoin de Carlos et il est meilleur quand il est là.” Une réponse élégante, mais le constat sportif est évident : sans Alcaraz, Sinner devient l’homme à battre.

 

Zverev et Djokovic en poursuivants

Derrière Sinner, deux noms ressortent naturellement : Alexander Zverev et Novak Djokovic. Zverev aura d’abord une occasion directe de frapper un grand coup dimanche en finale de Madrid. Mais l’Allemand sait mieux que personne à quel point la mission est difficile. Cette saison, il a déjà affronté Sinner à Indian Wells, Miami et Monte-Carlo, sans lui prendre un set. Tennis Actu rappelait même que les deux hommes vont se retrouver pour la quatrième fois de l’année. L’Italien reste sur huit victoires consécutives contre Zverev. Sur terre, il l’avait déjà battu à Monte-Carlo, 6-1, 6-4, sans concéder la moindre balle de break. Cela ne fait pas de Zverev un outsider quelconque, loin de là. L’Allemand a déjà remporté Madrid deux fois et possède une vraie culture de la terre battue. Mais pour Roland-Garros, il doit encore prouver qu’il peut refaire trembler Sinner. Quant à Novak Djokovic, son nom reste impossible à écarter à Paris. Même moins présent, même moins lisible, le Serbe sait mieux que personne préparer les grands rendez-vous. 

 

Le seul vrai doute : la fraîcheur

Le seul point d’interrogation autour de Sinner concerne son état physique. L’Italien a beaucoup joué ces dernières semaines. Après sa demi-finale à Madrid, il a reconnu qu’il accumulait les gros parcours et qu’il allait devoir récupérer avant Rome. “J’ai beaucoup joué ces six dernières semaines, en allant très loin dans tous les tournois, avait-il expliqué, tout en rappelant que l’adrénaline des grands matchs l’aidait à tenir. C’est peut-être là que se jouera une partie de son Roland-Garros. Sinner est aujourd’hui le joueur le plus fort du monde, celui qui inspire le plus de certitudes, celui qui gagne même quand il n’est pas à 100 %. Mais Paris reste un Grand Chelem, en cinq sets, sur terre battue, avec une pression différente et deux semaines à gérer...

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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