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Sofia Kenin va se consoler et va "faire du shopping"

Roland-Garros
Publié le par Alexandre HERCHEUX

Après une grande déception, comme perdre en finale de Roland-Garros, il faut trouver des solutions pour remonter la pente. Sofia Kenin, battue ce samedi par la prodige Iga Swiatek 6-4, 6-1, sait déjà ce qu'elle va faire pour s'aérer l'esprit et tenter d'oublier cette douloureuse défaite : du shopping ! 

Roland-Garros 2020 : Sofia Kenin battue en finale !

 

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En conférence, bien qu'extrêmement déçue de sa défaite et d'avoir été gênée à la jambe, l'Américaine a tout de même voulu retenir le positif. Elle a tout de même décroché sa deuxième finale de la saison en grand chelem. "Je joue un excellent tennis en Grand Chelem. En Australie, j'ai gagné. J'étais au quatrième tour à l'US Open en huitième et ici j'ai été en finale. Je joue un excellent tennis. Pour le Grand Chelem, mon ratio est excellent", a-t-elle expliqué. Il est donc temps de se consoler. "Ça fait des mois que j'ai l'impression d'être dans une bulle. Il y a eu quelques tournois. Je vais pouvoir faire du shopping, revenir à une espèce de vie normale. C'est ce que je vais faire. Je vais aller faire du shopping !", s'est-elle exclamée. 

 

Bonsoir. C'était un match difficile. Tu as fait un beau parcours jusqu'à la finale. Tu peux parler de tes émotions en ce moment ?

Je suis bien sûr un peu fâchée et déçue, mais elle a joué un excellent match. Elle est vraiment au top. Elle a joué un excellent tennis. Je ne vais pas utiliser ça comme une excuse, mais ma jambe n'était pas au mieux et c'est décevant. Par rapport à mes pensées, je vais me reposer et j'espère que ma jambe va s'améliorer.

 

Tu savais quand tu as commencé le match que ta jambe n'allait pas tenir ou ça s'est empiré ?

J'ai eu un patch pendant quelques matches. J'ai utilisé mon kiné, j'ai fait tout ce que je pouvais. Aujourd'hui, après le premier set, je me sentais très fatiguée, je n'arrivais plus à bouger. J'ai dû appeler mon kiné, ça a empiré. Malheureusement, ça a dû se produire dans ce match. De toute façon, elle a très bien joué et mérite sa victoire.

 

Est-ce que c'est une blessure à la jambe qui s'est aggravée au fur et à mesure du tournoi ? Quand a-t-elle commencé ?

Je ne me rappelle plus. Les deux premiers matches, ça allait parfaitement ; peut-être au troisième match, au quatrième tour. J'ai eu un patch. C'est compréhensible. Je l'ai eu dans le passé pas si fréquemment parce que je travaille bien sûr mon fitness. Ce n'est pas un problème que j'ai. J'ai toujours un bandage sur mon adducteur gauche. C'est toujours douloureux compte tenu du nombre de matches et des matches en trois sets sur terre battue. C'est très physique. Il faut beaucoup glisser. Je sais pourquoi je ne suis pas préoccupée, parce que j'avais un bandage.

 

Est-ce que tu pourrais parler plus en détail de ce qu’Iga a si bien fait ?

Elle a très bien servi, bien dicté les échanges avec son coup droit dans le premier set. Quelques coups ont été formidables. Elle a joué un excellent tennis. Elle a un excellent coup droit lifté le long de la ligne. Elle est bien derrière la ligne. Les choses n'ont pas été en ma faveur lors du premier set. J'ai joué lentement, c'est peut-être les nerfs. Ensuite, on a eu un long jeu à 3 partout. Un très bon jeu à 3.4 sur on service. J’ai eu quelques opportunités. J'ai sauvé une balle de set à 5-3, à 5-4, j'ai commencé à mener 15-0 dans le jeu. Quelques échanges n’ont pas été en ma faveur. Evidemment, ma jambe n'était pas au top. C'est très décevant.

 

Ça a été une année incroyable pour toi avec l'Australie. Évidemment une grande déception après la défaite d'aujourd'hui. Quand tu regardes en arrière : que retiens-tu en tant que choses positives ?

Bien sûr, la négative est la pandémie, mais beaucoup d'autres choses ont été positives. Je suis à 15/2 dans les matches en Grands Chelems, j'ai donc le plus grand pourcentage de victoires sur les joueuses en Grands Chelems. Je joue un excellent tennis en Grand Chelem. En Australie, j'ai gagné. J'étais au quatrième tour à l'US OPEN en huitième et ici j'ai été en finale. Je joue un excellent tennis. Pour le Grand Chelem, mon ratio est excellent. Malheureusement, la saison est finie pour nous. Ce serait bien d'avoir d'autres tournois. Je vais utiliser ce temps pour reposer ma jambe et commencer la présaison.

 

Tu vas sûrement recevoir le trophée de la joueuse de l'année avec tout ce que tu as fait cette année. Tu as parlé du coup droit lifté d'Iga. Beaucoup de joueuses ont mentionné ce coup. Est-ce un coup inhabituel ? Est-ce qu’il y a d'autres coups que tu ne vois pas chez d'autres joueuses ?

Oui son coup droit lifté a tellement d'effet, il va dans mon revers. J'ai raté quelques revers croisés quand j'ai eu des opportunités. Ce n'est pas un coup facile. Elle a un bon revers le long de la ligne et a fait de bonnes amorties. Elle a servi de gros services sur des points importants. Elle s'est bien battue. Elle a fait un excellent parcours et tournoi. Évidemment j'aurais aimé gagner mais je suis heureuse d'être arrivée jusqu'où je suis. Certains disent qu'à Rome, dernier tournoi, c’était fini, et là j'arrive en finale. Évidemment, je suis déçue de ne pas avoir remporté le titre. Dans l'ensemble je retiens des choses positives.

 

Sofia, tu pourras célébrer le titre de championne à l'Open d'Australie. Là, tu es la perdante. C'est une question peut-être difficile à répondre : peux-tu réfléchir à tes émotions en tant que championne en Australie et quel contraste ça a par rapport à la perdante ?

Évidemment, l'Australie c'était très spécial. J'étais la championne. C'était un premier titre de Grand Chelem. Melbourne me manque. Ici, Iga a été très difficile. Elle donnait des interviews et moi je pleurais sur le banc. J'avais beaucoup d'émotions, j'essayais de ne pas pleurer. Il y a eu le discours, j'ai pleuré. Ce n'était pas facile. C’est difficile d’être si proche de remporter le titre et de perdre, mais je vais me raccrocher aux aspects positifs.

 

Pour clarifier: tu ne vas pas jouer à Ostrava ou tu vas voir comment ça va se passer ? Il y a encore un tournoi là-bas. Tu vas le jouer ou tu veux de te reposer?

J'ai oublié qu'il y avait Ostrava. Je ne vais pas y aller. J’en ai parlé avec mon agent et je disais que je n'allais pas y aller compte tenu de ma jambe. J'ai eu un excellent parcours ici. Malheureusement, je n'irai pas à Ostrava.

 

Tu connais tes plans pour l'Open Australie ; tu vas faire la quarantaine ? Quand vas-tu à Melbourne?

Je n'ai aucune idée par rapport à la quarantaine de deux semaines. Je n'y ai pas pensé. Je ne peux pas répondre. Je prends les jours un jour à la fois. Je vais respecter la quarantaine, mais il faut que je définisse mon calendrier.

 

Nadal et Djokovic se jouent pour la cinquième fois en finale. Chez les femmes, il y a énormément de nouvelles. De nouvelles générations arrivent. Tu es une des plus vieilles championnes alors qu'Iga a 19 ans et c'est toute cette nouvelle génération. Qu'est-ce que ça fait de faire partie de ce mouvement avec les jeunes joueuses qui sortent ? Peut-être que c'est compétitif, mais c'est formidable de voir ces nouveaux talents qui émergent.

Oui, c'est formidable de voir la nouvelle génération qui monte. C'est très bien. Il y a plus de compétition sur nous les joueuses bien classées. Parfois, évidemment, on n'aime pas ça. On aime garder la génération ancienne et ne pas laisser les jeunes tout gagner. C'est bien d'avoir une génération avec des jeunes qui montent. Il faut nous tenir prêtes parce qu'elles vont jouer de mieux en mieux contre nous.

 

Tu as joué dans un environnement contrôlé avec tout ce qui se passe dans le monde. Quelles sont les choses que tu te réjouis de faire en dehors du tennis ? Qu'est-ce qui te manque le plus ?

Ça fait des mois que j'ai l'impression d'être dans une bulle, en dehors de la bulle. Il y a eu quelques tournois. Je fais de pouvoir faire du shopping, revenir à une espèce de vie normale. C'est ce que je vais faire. Je vais aller faire du shopping !

 

Par rapport à ma question, tu ne considères plus comme partie de la jeune génération. Tu as 21 ans. Tu te sens déjà vieille ?

 Je parle pour elles. Je suis toujours jeune génération. Non, ça va très bien. Merci d'avoir demandé.

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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