Tennis. Open d'Australie - Jannik Sinner repris par l'arbitre: "Les règles sont les règles"
Par Alexandre HERCHEUX le 26/01/2026 à 12:00
Les crampes font partie du passé. Ce lundi, Jannik Sinner allait beaucoup mieux. Le numéro 2 mondial s’est qualifié pour les quarts de finale de l’Open d’Australie 2026, en dominant Luciano Darderi 6-1, 6-3, 7-6. Sinner avait dû lutter au troisième tour, gêné par des crampes et poussé dans ses retranchements avant de s’en sortir contre Eliot Spizzirri. Qualifié pour les quarts, l’Italien poursuit donc sa route à Melbourne avec une prestation très solide. Il se frottera à Ben Shelton ou Casper Ruud pour une place en demies. Petit détail, le tenant du titre de l'Open d'Australie a reçu l'ordre de retirer ce qui semblait être un bracelet connecté Whoop après avoir été surpris par l'arbitre Greg Allensworth. Il est interdit de porter les tracker pour le moment. Une situation évoquée par Sinner en conférence de presse.
Vidéo -
Lire la suite de l'article
Retrouvez le tableau masculin de l'Open d'Australie 2026 ICI
Retrouvez le tableau dames de l'Open d'Australie 2026 ICI
"Physiquement, je me suis senti plutôt bien. Tout était OK"
Jannik, de quoi es-tu le plus satisfait dans ta performance ce soir ?
J’ai le sentiment que c’était une prestation vraiment solide. J’ai très bien servi. C’était la première fois que je jouais Luciano en match officiel, donc j’attendais ça avec impatience. Ça s’est resserré sur la fin, mais je suis très content de la manière dont j’ai géré ça.
Il faisait encore chaud aujourd’hui, mais sans soleil sur le court. Tout va bien après l’autre jour ?
Oui. Hier, c’était une journée très, très tranquille pour moi : j’ai joué à peine une demi-heure. C’est évidemment un peu différent quand il n’y a pas de soleil, même s’il fait encore assez chaud dehors. Et puis l’adversaire change aussi : chaque jour est différent. Physiquement, je me suis senti plutôt bien. Tout était OK aujourd’hui. On verra ce qui arrive au prochain tour.
Toi qui aimes jouer un tennis offensif, être à l’initiative, idéalement sur la ligne de fond : à quel point tu penses à ton positionnement, par rapport à la ligne, en match ou à l’entraînement ?
Bien sûr, on prépare le match d’une certaine façon. Mais à partir du troisième set, par exemple, les choses ont été différentes : il servait beaucoup mieux, et je ne retournais pas autant que dans les deux premiers sets. Tu essaies de comprendre où l’adversaire va jouer, il y a toujours un “pourcentage” : s’il va plutôt croisé ou long de ligne, tu peux anticiper un peu. En même temps, si tu perds les deux premiers sets, tu changes aussi, comme lui l’a fait aujourd’hui. Et là, ça devient plus imprévisible.
"L’arbitre m’a demandé tout de suite si c’était le tracker (...) Les règles sont les règles : je comprends"
C’était ta première fois sur la Margaret Court Arena depuis quelques années. Comment tu l’as trouvée ? C’était agréable d’y jouer ?
Oui, pour moi, tous les courts ici sont très sympas. J’étais aussi très heureux de jouer sur la Margaret Court. J’ai senti que le troisième set était un peu différent parce qu’il était plus tard : le court ralentit un peu. À partir de 19h30 environ, c’est un peu différent. Mais j’ai l’impression que c’est vrai sur tous les courts. Je ne sais pas comment sont les courts extérieurs, par exemple, sans les stades autour. Globalement, c’est plus ou moins pareil. Ça peut sembler un peu plus rapide parce que le court est un peu plus petit que la Rod Laver. C’est comme à Roland : Chatrier ou Lenglen, ça change aussi. Je pense que ça dépend de l’espace autour pour se déplacer. Mais honnêtement, je n’ai pas senti une énorme différence.
À propos du “fitness tracker” que tu portais : j’imagine que tu ne savais pas que c’était interdit. Que s’est-il passé ? Et maintenant que tu sais que c’est banni, sais-tu pourquoi ?
Il y a certaines données qu’on aimerait suivre un peu. Ce n’est pas pour du “live”, c’est plutôt pour pouvoir regarder après le match. Ce sont des données qu’on aimerait aussi utiliser à l’entraînement : la fréquence cardiaque, les calories brûlées, ce genre de choses. L’arbitre m’a demandé tout de suite si c’était le tracker. J’ai dit oui, il m’a dit de l’enlever, et voilà. Il y a d’autres choses qu’on pourrait utiliser : un gilet, par exemple. Mais pour moi, c’est un peu inconfortable, tu as l’impression d’avoir quelque chose sur les épaules, c’est différent. Après, les règles sont les règles : je comprends, je ne l’utiliserai plus.
"Si je vais en demies, je serai très heureux. Sinon, ça restera un très bon Grand Chelem pour moi."
Je sais que ce n’est pas ce qui te préoccupe maintenant, mais Novak Djokovic a bénéficié d’un walkover pour aller en quarts : à quel point ça peut être un avantage à la fin d’un Grand Chelem ?
Je ne sais pas. Moi, je suis en quarts maintenant, et j’ai un match très difficile au prochain tour, comme Novak en aura aussi. Il y a des points positifs et des points négatifs : dans ce sport, ça arrive. Il a aussi souvent eu des matchs assez rapides. Parfois, ça peut casser un peu le rythme, mais en même temps, ça peut donner un peu plus d’énergie que l’adversaire. Ça dépend. Au final, je pense que ça ne change pas grand-chose. Moi, je regarde de mon côté : j’ai un quart très dur devant moi, que ce soit contre Casper ou Ben. Je vais me concentrer là-dessus. Si je vais en demies, je serai très heureux. Sinon, ça restera un très bon Grand Chelem pour moi.

Iga Swiatek : "Signer la caméra ? J'ai énormément de respect..."