Tennis. Wimbledon - Adrian Mannarino, et la réforme du double : “C’est un peu cruel..."
Le sujet continue de faire parler à Wimbledon. Alors que le double masculin est menacé par une réforme envisagée par l’ATP à l’horizon 2028, Adrian Mannarino a été interrogé sur le dossier après sa défaite contre Alex de Minaur, ce jeudi au deuxième tour du Grand Chelem londonien. Le Français, battu 6-3, 6-2, 6-2 par l’Australien, n’est pas un spécialiste du double. Mais il connaît bien plusieurs joueurs concernés, notamment Manuel Guinard, membre du Top 50 mondial de la discipline. Le projet de l'ATP pourrait notamment réduire les tableaux de Masters 1000 de 32 à 16 paires et ceux des ATP 500 de 16 à 8 paires.
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“L’ATP voit ça un peu comme une entreprise”
Questionné sur la volonté de l’ATP de réduire la place du double, Mannarino n’a pas joué les experts. Il a d’abord reconnu ne pas être totalement plongé dans le dossier : “Je ne sais pas vraiment. J’ai entendu dire qu’il se passait pas mal de choses, qu’il y avait des réunions et tout ça, mais je ne suis pas hyper concerné par ça. Et je ne me suis pas trop penché.” Une prudence logique pour un joueur de simple, encore engagé dans sa propre quinzaine londonienne avant son revers contre De Minaur.
Mais le Français a vite pointé le cœur du sujet : l’argent. “Je pense que l’ATP voit ça un peu comme une entreprise. Qu’est-ce qui rapporte de l’argent ? Qu’est-ce qui ne rapporte pas d’argent ? Et qu’est-ce qui coûte de l’argent ?”
"Est-ce que quand même ces mecs-là, on les met sur le carreau ?”
Mannarino a aussi confié avoir discuté du sujet avec Manuel Guinard. “J’en ai parlé vaguement avec Manu Guinard, qui fait partie des très bons joueurs de double en ce moment. Et lui-même n’était pas hyper au courant de ce qui se passe à l’ATP. On a simplement les prémices à tout ça.” “Est-ce que ça ramène des gens ? Est-ce que ça rapporte quelque chose ?” Puis il développe : “Il faudrait faire des études un peu plus poussées pour savoir qu’est-ce que c’est, qu’est-ce que ça rapporte, et pour que les gens puissent prétendre en avoir plus ou ne pas en avoir. Il y a deux choses : il y a le fait de gagner ou perdre de l’argent, puis il y a le fait de se dire, éthiquement, est-ce que quand même ces mecs-là, on les met sur le carreau ?”
