Tennis. Wimbledon - Aryna Sabalenka : "J’espère qu’on n’aura pas à reparler de boycott"
Par Paul MOUGIN le 27/06/2026 à 15:56
Les meilleurs joueurs et joueuses du monde poursuivent leur fronde à Wimbledon. Les joueurs limitent leurs engagements médias contractuels à 15 minutes par jour pendant la première semaine du Grand Chelem londonien et ce malgré l'augmentation historique du prize money. Passée en conférence de presse ce samedi 27 juin avant son entrée en lice contre la Serbe Teodora Kostovic, la n°1 mondiale Aryna Sabalenka s'est expliquée.
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"C’est un début encourageant"
"C’est déjà une très bonne chose que les dotations aient été revalorisées. C’est un début encourageant, vraiment. Mais si l’on regarde l’évolution sur les dix dernières années et qu’on compare avec 2016, on se rend compte qu’en réalité, on en est quasiment au même point — il y a même eu des saisons où les primes ont baissé. C’est un premier pas positif. J’espère sincèrement que nous pourrons enfin nous asseoir autour de la table, négocier et parvenir à un accord qui satisfasse toutes les parties. Personne n’a envie de revivre une situation comme celle-ci."
"J’espère qu’on n’aura pas à reparler de boycott"
"Comme je le disais, sur dix ans, les prize money ont globalement stagné. Encore une fois, j’espère qu’on n’aura pas à reparler de boycott. Il faut bien comprendre une chose : nous ne faisons pas cela pour nous-mêmes, mais pour le circuit dans son ensemble. Nous le faisons aussi pour tous ces joueurs qui ont à peine les moyens de s’offrir un entraîneur. La réalité est très dure pour ceux qui sont plus bas au classement, et c’est aussi pour eux que nous nous battons. Je suis convaincue que le public comprend notre démarche. Ce sont nous qui sommes sur le court, qui jouons, qui livrons le spectacle. Aujourd’hui, la seule chose que nous limitons, ce sont nos obligations médiatiques. Nous cherchons simplement à obtenir un accord équitable, qui convienne à tout le monde."
