Tennis. Wimbledon - Nick Kyrgios, candidat crédible à une invitation pour Wimbledon ?
Et si Nick Kyrgios revenait à Wimbledon ? La question paraissait encore très incertaine il y a quelques jours, tant l’Australien a été freiné par son corps ces dernières années. Mais ce mardi, sur le gazon de Stuttgart, l’ancien 13e mondial a rappelé pourquoi il restait un joueur à part sur cette surface. Opposé à Corentin Moutet, tête de série n°8 en Allemagne, Kyrgios s’est imposé 6-3, 6-4 en 1h08, sans vraiment trembler. Puissant au service, inspiré dans ses variations et porté par le public, le fantasque australien a signé un retour gagnant qui pourrait peser lourd.
Vidéo - Nick Kyrgios a effectué un retour gagnant mardi à Stuttgart
Kyrgios : "Je suis tellement heureux d’être de retour"
Après la rencontre, Kyrgios n’a pas caché son émotion. Opéré du poignet et plusieurs fois touché au genou, il a souvent douté de sa capacité à revenir au plus haut niveau. "C’est assez émouvant, pour être honnête. J’ai eu beaucoup d’opérations juste pour revenir ici", a-t-il confié après sa victoire. Avant d’ajouter qu’il était "tellement heureux d’être de retour" et de pouvoir rejouer "un tennis de haut niveau".
Ce succès n’est pas anodin. Kyrgios n’avait plus gagné en simple sur le circuit ATP depuis mars 2025 et son calendrier a été extrêmement limité depuis sa finale de Wimbledon en 2022. Il n’a disputé qu’une poignée de matchs ces dernières saisons, entre une reconstruction du poignet, des opérations au genou et de longues périodes d’incertitude. Autant dire que cette victoire contre Moutet ne garantit rien, mais elle change déjà la perception de son retour.
Une wild-card pour Wimbledon ?
Le timing est idéal. Wimbledon débutera le 29 juin et les premières wild-cards doivent être dévoilées la semaine du 15 juin. Sans classement suffisant pour entrer directement dans le tableau principal, Kyrgios dépendra donc d’une invitation s’il veut retrouver le All England Club. Et sur le papier, son dossier a de sérieux arguments.
D’abord, il y a son passé à Londres. Kyrgios a atteint la finale de Wimbledon en 2022, battu par Novak Djokovic après avoir remporté le premier set. Ensuite, il y a son profil : peu de joueurs attirent autant l’attention que lui. Enfin, il y a ce signal envoyé à Stuttgart. Face à un joueur solide comme Moutet, l’Australien a montré qu’il pouvait encore tenir un match complet et faire mal sur herbe. Reste la grande inconnue : son corps. Kyrgios lui-même reste prudent. Pas question pour lui de se projeter trop vite. Après son succès, il a expliqué qu’il ne voulait pas encore parler de confiance et qu’il verrait surtout comment son corps réagirait dans les prochaines heures. Au deuxième tour à Stuttgart, il affrontera le Japonais Sho Shimabukuro, issu des qualifications. Un nouveau succès renforcerait encore un peu plus sa candidature.
Pour Wimbledon, le dilemme pourrait donc bientôt se poser : faut-il offrir une wild-card à un joueur sans classement, très fragile physiquement, mais finaliste du tournoi il y a quatre ans et toujours capable d’enflammer le gazon londonien ? Après ce retour gagnant à Stuttgart, Nick Kyrgios a au moins rouvert le débat...
