Tennis. WTA - Cincinnati - Aryna Sabalenka sans filtre : "Mec, règle déjà tes problèmes"
Par Alexandre HERCHEUX le 16/08/2026 à 14:05
Aryna Sabalenka avait déjà évoqué à plusieurs reprises cette période particulièrement douloureuse de sa vie. Mais dans le grand portrait que lui consacre TIME, publié jeudi 13 août, la numéro 1 mondiale utilise des mots encore plus explicites pour expliquer la place prise par le tennis après la mort de son ancien compagnon Konstantin Koltsov en mars 2024. À l'époque, Sabalenka se trouvait à Miami pour disputer le WTA 1000 floridien. Son entraîneur Anton Dubrov et plusieurs membres de son entourage lui avaient conseillé de prendre du recul. La Biélorusse avait toutefois décidé de poursuivre son tournoi et de rester dans sa routine de joueuse professionnelle. Elle avait battu Paula Badosa avant de s'incliner au tour suivant contre Anhelina Kalinina.
Le tennis m’a vraiment sauvée de la dépression. J’essayais simplement de me concentrer sur l’entraînement pour passer moins de temps seule avec mes pensées. Je pleurais beaucoup à l’entraînement. C’était une période très difficile de ma vie. Elle a également raconté l’impact des tensions liées à la guerre : "Certains entraîneurs ukrainiens me disaient des choses vraiment, vraiment, vraiment méchantes. Je ne veux pas les répéter. C’était tellement terrible. Ça m’est monté à la tête et je me mettais à pleurer de manière hystérique." À propos de ses émotions, la numéro 1 mondiale assume désormais de ne pas chercher à tout contenir : "Je ne serai jamais totalement en contrôle. Quand je garde cette négativité en moi, elle continue de grandir. Elle vous détruit de l’intérieur jusqu’au moment où vous n’avez plus l’énergie ni la force nécessaires pour concourir et vous battre. J’ai besoin de l’évacuer."
"Mec, règle déjà tes propres problèmes avant de venir te mêler de la vie des autres"
Après sa défaite à Roland-Garros, Sabalenka reconnaît avoir pleuré "comme une folle, au point de ne plus avoir une seule larme. Le lendemain, je me suis réveillée complètement gonflée." Elle a depuis repris contact avec son psychologue du sport : "C’est bien d’avoir de nouveau quelqu’un qui vous connaît parfaitement, quelqu’un qui peut simplement dire deux ou trois choses qui vont complètement vous faire tourner la page." Mais la Biélorusse tient aussi à préserver un équilibre loin des courts : "Je veux qu’on se souvienne de moi comme d’une combattante sur le court, mais aussi comme de quelqu’un de cool et d’amusant en dehors. Vous n’avez pas besoin d’être totalement concentré sur vos rêves. Un jour, ils peuvent vous détruire." Et à ceux qui critiquent sa présence sur les réseaux sociaux : "Mec, règle déjà tes propres problèmes avant de venir te mêler de la vie des autres."
