Tennis. WTA - Memphis - Alexandrova avertie avant son malaise... une scène qui interroge
Une séquence particulièrement préoccupante a marqué le premier tour du WTA 250 de Memphis. En difficulté physique après plus de trois heures de jeu contre Kristina Liutova, Ekaterina Alexandrova aurait reçu un avertissement de temps alors qu’elle tentait de reprendre son souffle, avant de s’effondrer pendant l’échange suivant. La tête de série numéro 1 a ensuite bénéficié de soins prolongés sur le court. Elle a finalement abandonné alors que Liutova menait 7-6(2), 4-6, 5-4 après 3h11 de jeu. Alexandrova a pu se relever, mais a quitté le terrain en fauteuil roulant.
What a disaster from the umpire to give Alexandrova a 2nd time violation after she can’t even move (lost her 1st serve and subsequent point)
— JessetheJuicer (@JesseMurphe) July 28, 2026
Down 4-5 (15-30) she’s feeling very dizzy and has no choice but to have the physio come on court now… https://t.co/gdGEaQwffZ pic.twitter.com/sUn6Xd3WSY
Alexandrova montrait déjà des signes de détresse
Alors qu’elle servait pour rester dans le match à 4-5 dans la manche décisive, Ekaterina Alexandrova a commencé à s’accroupir après les points et à prendre davantage de temps avant de se replacer. La Russe paraissait éprouver de grandes difficultés à récupérer. L’arbitre lui aurait alors infligé un avertissement pour dépassement de temps. La joueuse de 31 ans aurait essayé de continuer avant de tomber au sol pendant le point suivant.
Kristina Liutova, qui disputait à 16 ans son premier match dans un tableau principal WTA, est apparue en larmes pendant que son adversaire recevait des soins. La jeune Russe a finalement obtenu la victoire sur abandon alors qu’elle ne se trouvait plus qu’à deux points du match.
Que prévoit le règlement WTA sur les dépassements de temps ?
Le règlement de la WTA impose un délai maximal de 25 secondes entre deux points. Une joueuse au service reçoit normalement un avertissement lors de sa première infraction, puis une faute de temps en cas de nouveau dépassement. Cette règle continue donc théoriquement à s’appliquer tant qu’aucune interruption médicale officielle n’a été demandée ou accordée. Une joueuse estimant souffrir d’un problème aigu peut toutefois demander, par l’intermédiaire de l’arbitre, l’intervention d’un professionnel de santé.
Le règlement précise également qu’un malaise provoqué par la chaleur peut être considéré comme une affection nécessitant une évaluation et éventuellement un temps mort médical. La difficulté consiste donc à déterminer à quel moment une récupération anormalement longue devient le signe visible d’une détresse médicale. À ce stade, rien ne permet d’affirmer que l’arbitre a enfreint le règlement.
Pourquoi la température ne suffit pas à prouver une infraction
La forte chaleur constatée à Memphis ne signifie pas automatiquement que la rencontre aurait dû être arrêtée. La politique WTA repose principalement sur l’indice WBGT, qui prend notamment en compte la température, l’humidité et l’exposition au rayonnement solaire. Lorsque cet indice atteint 30,1 °C, une procédure de modification du jeu peut être appliquée, avec notamment une pause de dix minutes entre les deuxième et troisième manches si une joueuse la demande.
À partir d’un WBGT de 32,2 °C, le superviseur peut décider de suspendre le jeu après consultation du médecin du tournoi et des responsables concernés. Lorsque l’appareil de mesure n’est pas disponible, le règlement prévoit l’utilisation d’un indice de température ressentie. Aucune valeur WBGT officielle du match entre Alexandrova et Liutova n’a été rendue publique. Il est donc impossible d’établir, à partir des seuls 34 à 36 degrés annoncés, que le seuil imposant ou permettant une intervention avait été franchi.
