Tennis. WTA - Queen's - Serena Williams revient, et son traitement GLP-1 interroge...
Par Alexandre HERCHEUX le 09/06/2026 à 15:01
Ce mardi au Queen’s, Serena Williams doit disputer son premier match officiel depuis l’US Open 2022, en double avec Victoria Mboko contre Nicole Melichar-Martinez et Erin Routliffe. À 44 ans, l’Américaine revient sans pression sportive affichée, mais avec une histoire personnelle qui dépasse le simple terrain : après ses grossesses, la légende aux 23 titres du Grand Chelem en simple a expliqué avoir eu recours à un traitement GLP-1 dans son parcours de perte de poids, affirmant avoir retrouvé plus d’énergie et moins de douleurs articulaires. Un sujet sensible, entre santé, image du corps, business et antidopage, alors que les GLP-1 sont autorisés mais surveillés par l’AMA.
Vidéo - Serena Williams a expliqué son grand retour sur le circuit
Le GLP-1, un choix assumé par Serena
Serena Williams a expliqué avoir longtemps cherché à retrouver de bonnes sensations physiques après la naissance de ses deux filles, Olympia en 2017 et Adira en 2023. Malgré l’entraînement, une alimentation contrôlée et un mode de vie très actif, elle a confié ne pas parvenir à atteindre le niveau de forme qu’elle souhaitait. C’est dans ce contexte qu’elle a évoqué un traitement GLP-1. Ces médicaments, d’abord développés pour le diabète de type 2, sont aussi prescrits dans certains cadres médicaux pour la gestion du poids. Serena a expliqué que ce traitement l’avait aidée à améliorer ce qu’elle faisait déjà : s’entraîner, manger sainement et prendre soin de son corps.
L’Américaine a aussi parlé de douleurs articulaires, notamment liées au poids pris après ses grossesses. Selon ses propres explications, la perte de poids lui a permis de se sentir plus légère, avec davantage d’énergie et moins de douleurs, en particulier au niveau des genoux. Un élément important pour une joueuse dont le jeu a toujours reposé sur l’explosivité, les appuis et la puissance.
Et l’antidopage dans tout ça ?
Le sujet existe aussi dans le sport de haut niveau. À ce stade, les GLP-1 ne sont pas interdits en compétition. En revanche, certaines substances de cette famille sont surveillées par l’AMA dans le cadre de son programme de monitoring. Cela signifie qu’elles ne sont pas sur la liste des produits prohibés, mais que leur usage est observé pour évaluer d’éventuelles tendances ou conséquences dans le sport.
Serena Williams a réintégré le programme de contrôles antidopage pour pouvoir rejouer officiellement. Son retour est donc encadré comme celui de n’importe quelle joueuse souhaitant reprendre la compétition. Mais le fait que son nom soit associé à un traitement GLP-1 ajoute forcément une dimension supplémentaire au débat, surtout dans un contexte où ces médicaments sont de plus en plus médiatisés...
