Tennis. WTA - Règlement - Une coalition réclame l'abandon des tests génétiques obligatoires
Par Alexandre HERCHEUX le 15/08/2026 à 09:26
Le débat autour des nouveaux tests génétiques de la WTA est actif. Après les prises de position d'Aryna Sabalenka, Coco Gauff, Elena Rybakina ou encore Jessica Pegula, la contestation se déplace désormais sur le terrain institutionnel. Jeudi 13 août, Sport & Rights Alliance (SRA) a officiellement demandé à la WTA de suspendre sa nouvelle politique d'éligibilité et de consulter les joueuses concernées ainsi que des experts avant de poursuivre son application. La coalition demande à l'organisation d'abandonner ce dispositif, qu'elle juge discriminatoire.
L'appel intervient à un moment particulier puisque les contrôles ont déjà commencé. Jessica Pegula avait confirmé cette semaine que les premiers dépistages avaient été réalisés à Cincinnati et avait décrit une procédure jusqu'ici "très facile, très simple, sans aucune plainte". La numéro 3 mondiale avait également expliqué que le sujet avait été discuté depuis plusieurs mois avec les joueuses.
Sport & Rights Alliance dénonce "stigmatisation et traumatisme"
Dans son communiqué publié le 13 août, Sport & Rights Alliance estime que la mesure expose les joueuses à des risques de stigmatisation, d'atteinte à la vie privée et, dans certains cas, à des examens médicaux supplémentaires. Sa directrice exécutive, Andrea Florence, a directement mis en cause la philosophie du dispositif : "Les bonnes intentions n'effaceront jamais la stigmatisation et le traumatisme que les femmes et les jeunes filles subiront en raison de ces tests."
ILGA World, organisation internationale de défense des droits des personnes LGBTQI, s'est associée aux critiques. Lily Dong Li Rosengard, responsable du plaidoyer au sein de l'organisation, estime que le règlement compromet la sécurité et la dignité des personnes évoluant sur le circuit. Elle souligne également qu'aucune femme transgenre ouvertement déclarée comme telle n'évolue actuellement au niveau professionnel. La SRA demande précisément à la WTA de suspendre immédiatement l'application du règlement et de revoir ses règles à la lumière des standards internationaux relatifs aux droits humains. Elle reproche notamment à l'instance un processus qu'elle considère trop rapide et insuffisamment concerté. Il s'agit de la position de la coalition et non d'une conclusion juridique ou médicale établie.
