Tennis. ATP - Miami - Alexander Bublik : "J'étais trop jeune et mon père trop têtu"
Par Sebastien CLAUDE le 17/03/2026 à 19:19
Tête de série 10, Alexander Bublik pourrait bien croiser le chemin d'un Français pour son entrée en lice dans le Masters 1000 de Miami. En effet, le Kazakhstanais débutera face au vainqueur du duel entre Alexander Müller et Matteo Berrettini. Une entrée en matière qui semble abordable pour le 11e mondial, mais ce dernier est arrivé en Floride sur une série de performances en demi-teinte. 2026 avait parfaitement débuté, un sacre à Hong-Kong, dès la première semaine de l'année, qui lui avait permis de faire sa première entrée dans le top 10, puis une deuxième semaine en Australie. Mais s'en est suivi un mois sans enchaîner deux victoires. Avant d'entamer le deuxième Masters 1000 de l'année, le droitier de 28 ans a fait une apparition sur la chaîne Youtube d'Alexander Sokolovsky, pour une interview lors de laquelle il a notamment évoqué sa relation avec son père, qui a un temps été son entraîneur.
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"Je traînais dans les bars jusqu'à six heures"
"Quand votre entraîneur est votre père ou votre mère, il s'agit toujours d'un mentorat, d'une relation maître-élève. Dans le football junior, cela porte d'énormes fruits. On écoute, on n'a pas le choix. Mais en grandissant, on commence à réagir, à argumenter. C'est là que la sagesse parentale intervient : laisser son enfant s'adresser à une personne plus compétente au bon moment, quelqu'un qui peut l'écouter comme un joueur.
J'ai commencé à faire pression sur mon père, mais il s'est tu et a cessé d'être mon mentor. Nous sommes devenus égaux dans la hiérarchie. Il me donnait parfois de bons conseils, mais je ne l'écoutais pas, car j'étais jeune et sûr de moi. Je persévérais et gagnais ma liberté. Je traînais dans les bars jusqu'à six heures du matin, puis il y avait l'entraînement à onze heures ; personne ne me disait rien.
J'étais trop jeune et mon père trop têtu, avec un sentiment de droit acquis sur ma carrière. Mais on ne peut blâmer personne : il a fait de moi un joueur du top 50, et mon ego et mon sentiment de propriété ont grandi, ce qui est naturel. Mes relations personnelles se sont détériorées, mais c'est une affaire de famille, qui concerne ma mère, mes proches et mes amis. Ce n'est pas une affaire publique. Le tennis a été l'élément déclencheur de ce qui s'est passé ensuite."
