Tennis. Business - 2 000, 7 500, 20 000 € : Florent Bax ouvre les comptes de son projet
Par Alexandre HERCHEUX le 10/08/2026 à 14:00
Combien faut-il investir pour accompagner un joueur situé aux portes du Top 200 mondial ? Florent Bax apporte une réponse rarement aussi précise dans le tennis professionnel. Sur son site officiel, le Réunionnais a mis en ligne un véritable dossier destiné aux entreprises, avec des tarifs, des prestations détaillées et une présentation des dépenses que doit absorber son projet sportif.
À 27 ans, Bax occupe actuellement la 247e place mondiale, son meilleur classement en carrière, atteint pour la première fois le 27 juillet. Après avoir découvert cette saison les qualifications de Roland-Garros puis celles de Wimbledon, le Français ne cache plus son prochain objectif : s'installer suffisamment haut au classement pour fréquenter régulièrement les qualifications des quatre Grands Chelems. Mais cette progression a un coût.
De 2 000 à plus de 20 000 euros pour accompagner Florent Bax
Sur sa page consacrée aux partenaires, Florent Bax propose trois niveaux clairement chiffrés. La première formule, baptisée "Partenaire du parcours", débute à 2 000 euros HT par saison. Elle offre notamment une présence sur le site du joueur, une publication collaborative ou un Reel, deux séquences de Stories et la possibilité pour l'entreprise d'utiliser la mention "Partenaire de Florent Bax". En revanche, cette formule n'offre ni logo sur les tenues ni exclusivité sectorielle. Le niveau "Partenaire officiel" démarre à 7 500 euros HT par saison. Le dispositif devient alors beaucoup plus visible : logo sur une tenue d'entraînement et dans certains contenus, quatre publications ou Reels, six séquences de Stories, deux vidéos réalisées avec la marque et certains droits d'image.
Enfin, la formule la plus ambitieuse, "Partenaire principal", commence à 20 000 euros HT par saison. Elle peut comprendre une exclusivité dans une catégorie commerciale, un emplacement premium sur la tenue de match lorsque les règlements le permettent, six publications ou Reels, douze séquences de Stories ainsi qu'une demi-journée annuelle organisée avec les salariés, clients ou partenaires de l'entreprise. Bax ne vend donc pas seulement un emplacement sur un maillot. Son équipe présente le joueur comme un support de communication complet, mêlant compétition, réseaux sociaux, droits d'image et opérations événementielles.
Coach, kiné, avions... les dépenses derrière une saison professionnelle
L'intérêt du document dépasse largement les prix affichés. Florent Bax y détaille également ce que les partenaires contribuent concrètement à financer. Quatre grands postes apparaissent : les tournois et engagements sur les circuits ITF et Challenger ; l'encadrement avec le coach et la préparation physique ; la santé avec le kiné, la récupération et le suivi médical ; enfin les déplacements, avec les vols, l'hébergement et toute la logistique. Un dernier point possède forcément une dimension particulière pour un joueur né à La Réunion. Avant même de se déplacer entre les tournois européens, africains ou américains, Bax évolue avec une contrainte géographique rarement comparable à celle d'un joueur installé au cœur de l'Europe.
Son projet numérique, baptisé Life, Set & Bax, est d'ailleurs construit autour de cette transparence. Le joueur et Cécile Goloubenko y documentent les entraînements, déplacements et coulisses du circuit, avec notamment la volonté affichée de montrer les "gains réels d'un tournoi" et la réalité économique d'une saison. Sur son dossier commercial, Bax résume sa stratégie avec une formule écrite destinée aux futurs partenaires : "Vous n'achetez pas ce qui a été fait, mais ce qui arrive."
Pourquoi Florent Bax vise précisément la 230e place mondiale
Sportivement, Florent Bax a fixé un objectif très précis pour la fin de l'année : atteindre la 230e place mondiale. Son équipe présente ce rang comme le niveau permettant généralement d'accéder aux qualifications des quatre Grands Chelems. Cette saison, il avait bénéficié d'une wild-card pour découvrir les qualifications de Roland-Garros, où il avait été battu par Gonzalo Bueno. Quelques semaines plus tard, il est devenu le premier Réunionnais à participer aux qualifications de Wimbledon. Il y avait poussé le 179e mondial Chris Rodesch en trois manches avant de céder 6-7, 6-1, 6-4. Il n'a pas pu atteindre le cut de l'US Open.
