Tennis. Dopage - L'ITIA met en garde contre les produits vantés sur les réseaux...
Ce mercredi 7 octobre, l'International Tennis Integrity Agency (ITIA) a publié un avertissement destiné aux joueurs de tennis concernant les peptides. Ces molécules, constituées de courtes chaînes d'acides aminés, sont de plus en plus mises en avant sur Internet pour leurs supposés bienfaits sur la récupération physique, la croissance musculaire, la perte de poids ou encore le vieillissement. Mais leur popularité s'accompagne de risques que l'agence souhaite rappeler.
"Le mot peptide ne permet pas de savoir si une substance est autorisée ou interdite"
L'ITIA insiste d'abord sur une distinction essentielle : tous les peptides ne sont pas interdits. Certains entrent dans la composition de médicaments autorisés, notamment des traitements contre le diabète ou destinés à la gestion du poids. D'autres figurent en revanche parmi les substances prohibées par les règles antidopage. "Le mot 'peptide' ne permet pas de savoir si une substance est autorisée ou interdite", prévient l'agence. L'organisme cite notamment le sémaglutide et le tirzépatide, deux substances qui ne sont actuellement pas interdites dans le tennis, mais qui figurent dans le programme de surveillance de l'Agence mondiale antidopage (AMA) pour 2027. Une surveillance qui ne signifie pas automatiquement une interdiction.
Des produits à la composition incertaine, un risque pour les joueurs
Le principal problème concerne les préparations commercialisées sur Internet, parfois sans contrôle réglementaire. Certaines peuvent contenir des substances différentes de celles annoncées sur leur étiquette, des dosages incorrects ou des ingrédients non déclarés. Un danger sanitaire, mais également sportif.L'ITIA rappelle que chaque joueur est responsable des substances présentes dans son organisme. En cas de contrôle positif, affirmer que l'on ignorait la présence d'un produit interdit ne suffit pas à écarter une violation des règles antidopage.
