Tennis. Le Mag - Juline Fayard, 17 ans : "Mon modèle, c'est Garbine Muguruza"
Par Alexandre HERCHEUX le 11/04/2021 à 09:31
Les Lyonnaises de 17 ans sont décidément omniprésentes. Si Tennis Actu a mis en avant cette semaine Elsa Jacquemot et Loïs Boisson, une autre petite lyonnaise de 2003 fait ses armes sur le circuit professionnel : Juline Fayard. Exclusivement tournée vers les pros, la jeune tricolore veut franchir des caps cette saison dans les 15 000$. Brillamment sortie des qualifications au Havre, Juline a été battue au 1er tour mais est repartie de Seine-Maritime avec deux victoires et encore un peu plus d'expérience. Lors de son passage en Normandie, la 1313e mondiale est revenue sur son début de carrière, ses ambitions, ses rêves avec en bonus un mot de Papa, Régis, qui accompagne sa fille sur le circuit et la soutient dans son projet.
Vidéo - Le Mag Tennis Actu avec Juline Fayard à l'Open du Havre !
"Mon modèle, j'aurais tendance à dire Garbine Muguruza"
Très jeune et donc méconnue du grand public, Juline est revenue sur son parcours à notre micro et a évoqué son inspiration : Garbine Muguruza. "Je commence à prendre mes marques. Ce n'est vraiment pas comme les Juniors. Petit à petit, je m'adapte. Je suis Lyonnaise. J'ai commencé dès le plus jeune âge. Je joue le circuit pro maintenant, j'ai arrêté les Juniors. Je suis au CNED pour m'entraîner au maximum. Je voyage beaucoup, le trip d'une joueuse ! Je ne suis pas un très grand gabarit donc je suis une joueuse de fond de court et la terre battue m'avantage plus. Mon modèle, j'aurais tendance à dire Garbine Muguruza même si elle est plus grande et plus costaud."
"Je n'ai qu'un seul objectif : que mon niveau de jeu augmente et que je rivalise avec les meilleures des tableaux"
Jeune certes mais ambitieuse aussi, la jeune Frenchie espère franchir des caps cette année et commencer sa progression au classement, classement WTA qu'elle possède depuis peu. "Je n'ai qu'un seul objectif : que mon niveau de jeu augmente et que je rivalise avec les meilleures des tableaux. Je pourrais me fixer d'atteindre la 900 ou 800e place. Mon rêve, j'aurais tendance à dire gagner un Grand Chelem, l'Australian. J'adore l'ambiance et le pays", a-t-elle confié.
Victoire aussi pour les filles U16 : Elsa Jacquemot, Lucie Nguyen Tan, Juline Fayard. Direction Budapest ! 🇫🇷�'� pic.twitter.com/kRVjNTes0p
— FFT (@FFTennis) August 1, 2019
Régis, le père de Juline : "Elle arrive à mener son projet tennis et sa scolarité. C'est une fierté en tant que papa"
Pour une jeune joueuse, avoir le soutien de sa famille est primordial et Juline peut compter sur la présence de son père sur le circuit pour l'encourager et lui permettre de ne pas être seule sur le Tour. Une fierté pour le papa, Régis, fier de sa fille et qui met tout en oeuvre pour offrir à Juline un cadre idéal pour mener projet tennis et scolarité. "Je l'accompagne dans son projet. Juline est engagée, courageuse et très organisée. Elle arrive à mener son projet tennis et sa scolarité. C'est une bonne chose pour elle et elle arrive à gérer les deux. C'est une fierté en tant que papa. Il faut être vigilant avec les études car aucune fille n'est garantie d'aller au bout. Ca dépend des matchs mais en règle générale, en tant que parents, on a tous un peu la pression. On veut que notre enfant gagne", nous a-t-il expliqué avec beaucoup de sincérité. Vous l'aurez compris, Juline Fayard fait partie des joueuses à suivre en 2021. Peut-être qu'elle aura d'ailleurs l'occasion de briller lors de Roland-Garros, en mai prochain, et si ce n'est pas le cas, ce ne sera que partie remise pour les prochaines saisons.
