Tennis. Open d'Australie - Alexandre Müller, papa depuis décembre : "C’est que du bonheur"
Par Alexandre HERCHEUX le 16/01/2026 à 17:26
Alexandre Müller s’apprête à vivre un 1er tour compliqué à l'Open d'Australie 2026. Le Français (actuellement 50e à l’ATP) affrontera Alexei Popyrin, joueur australien toujours redoutable "at home". Avant de basculer sur Melbourne, Müller a connu une semaine difficile à Auckland, où il a été battu nettement par Marcos Giron (6-2, 6-2). Pas de quoi touche son moral. En décembre, le Provençal a franchi une grande étape de sa vie : il est devenu papa. Forcément, pas simple de s'organiser au moment de la tournée australienne...
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"Ma femme et ma fille sont arrivées avant-hier soir : ça faisait deux semaines qu’on ne s’était pas vus"
Avant, vous pouviez tenir trois ou quatre semaines sans vous voir. Là, avec votre petite fille, deux semaines, c’était déjà beaucoup : concrètement, qu’est-ce que ça change au quotidien ?
Ça change pas mal de choses, au niveau de la logistique. Ma femme et ma fille sont arrivées avant-hier soir : ça faisait deux semaines qu’on ne s’était pas vus. Avant, on pouvait tenir trois, quatre semaines sans se voir, mais maintenant, avec la petite, deux semaines, ça faisait un peu beaucoup. Mais voilà : c’est que du bonheur.
Vous avez senti à Hong Kong et à Auckland que ça vous manquait, que ça changeait quelque chose, d’être avec elles ou pas ?
Dans ma manière d’être, non. Mais forcément, ma fille me manquait. Et puis en plus, il grandit, donc ça change très vite. Et c’est des moments que je n’ai pas spécialement envie de manquer. Même si ce ne sera pas très simple à chaque fois qu’elles viendront avec moi en tournoi, j’espère qu’on pourra le faire le plus possible.
"Après, elles vont sûrement venir à Rio, puis à Miami…"
Justement, vous allez essayer de mettre ça en place pour qu’elles vous suivent un maximum ? Ou quand elle est petite comme ça, ce n’est peut-être pas idéal…
Non, non, on va essayer le plus possible. Ma femme peut bosser à distance, donc c’est déjà bien : si elle ne pouvait pas venir, ça aurait été plus compliqué. Mais là, ce qui est prévu, c’est qu’elles soient ici. Après, elles vont sûrement venir à Rio, puis à Miami… On essaie de ne pas faire plus de trois semaines.
Est-ce que cette nouvelle organisation a impacté votre préparation ? Est-ce que vous avez pu quand même faire une préparation “normale” ?
Ma préparation a été un petit peu impactée. Il y a eu l’accouchement, et quand je suis revenu, deux jours après sur le court, j’ai eu des contractures au mollet, qui ont duré pas loin d’une semaine. Donc ça a un peu empêché de monter les intensités pendant une semaine. Entre l’accouchement, la maternité, et ces petits pépins physiques, ça a été un peu contrarié, mais rien de fou.
Là, au tout début de saison, à l’approche du premier Grand Chelem, comment vous vous sentez ?
Je me sentais vraiment bien à Hong Kong, mais bon… je perds contre Giron, qui joue très bien en ce début de saison. Là, je me sens bien : pas de pépin physique, physiquement ça va, et mentalement aussi. J’ai ma femme et ma fille, donc tout va bien.
"On s’est dit que si on voit que il y a des pleurs, je prendrai une autre chambre pour dormir bien et préparer le match"
Et les nuits, ça se passe comment ?
On a la chance d’avoir un bébé qui a compris que quand il fait noir, il faut dormir, donc ça va. On avait prévu : si on voyait que ça décalait son sommeil, etc. Mais en tout cas, la première nuit s’est très bien passée. Et on s’est dit que si on voit que ça pleure, que ça fait trop de bruit la veille de mon match, je prendrai une autre chambre pour dormir bien et préparer le match.
On dit souvent que certains joueurs se sentent plus libérés après être devenus parents : est-ce que c’est votre cas ? Vous vous sentez plus relâché ?
Non, pas spécialement. Il y a toujours les mêmes questions, les mêmes inquiétudes. Ça n’a pas spécialement bougé.
Donc les objectifs restent les mêmes ? Vous pensez que ça ne va rien changer à votre façon d’être sur le court ?
Oui, les objectifs restent les mêmes : essayer de rester au plus haut niveau — en tout cas, à mon plus haut niveau — le plus longtemps possible.
Vous avez demandé des conseils à d’autres joueurs qui voyagent sur le circuit avec des enfants ?
Non. Ce qui ressortait souvent, c’était que le manque arrive assez vite. Je le disais : c’est important que ça vienne, et encore plus quand un bébé est là. Tu t’en rends compte assez vite.
Premier tour : comment vous voyez ce match ?
Ça va être un bon match, je pense. Forcément, le public sera contre moi. Je me suis entraîné une fois avec lui à Dubaï : très bon joueur. J’ai ma tactique en tête. C’est un joueur qui peut très bien jouer, mais qui peut aussi faire pas mal de fautes parfois. À moi de faire un bon match, et d’espérer qu’il ne soit pas sur une soirée “de feu”, avec le public qui s’enflamme et où il sort un très gros match.

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