Tennis. Open d'Australie - Jannik Sinner : "Ce n'est pas comme ça qu'on veut gagner..."
Par Alexandre HERCHEUX le 20/01/2026 à 13:37
Ce mardi au premier tour de l’Open d’Australie 2026, le double tenant du titre, Jannik Sinner, n'a pas eu à forcer son talent. Sur la Rod Laver Arena, l’Italien n’a pas laissé le match s’installer. Très propre dans ses premières frappes et intraitable sur les jeux de service adverses, Sinner a rapidement pris le large. Gaston, lui, a peu à peu montré des signes de gêne, toujours boitillant, et a fini par jeter l’éponge alors qu’il était mené deux sets à zéro, après seulement 67 minutes de jeu. Le Français n'a pas pu retenir ses larmes et a été réconforté par le numéro 2 mondial.
Vidéo -
Lire la suite de l'article
Retrouvez ici le tableau Messieurs de l'Open d'Australie 2026
Retrouvez ici le tableau Dames de l'Open d'Australie 2026
Sinner sur Gaston : "J’espère juste que la récupération sera rapide et que ce ne sera rien de trop grave"
Jannik, félicitations. Comment vous êtes-vous senti sur le court pour votre premier match officiel depuis plus de deux mois ?
Oui, j’étais très heureux. On a beaucoup travaillé pour revenir sur le court. Je me suis senti super bien. Évidemment, ce n’est pas comme ça qu’on veut gagner un match. J’espère juste que la récupération sera rapide et que ce ne sera rien de trop grave. Mais oui, de mon côté, je suis très heureux d’être de retour sur le court.
"Je sentais que le service était encore un secteur où je devais progresser"
De quoi êtes-vous le plus satisfait aujourd’hui sur le court ?
C’est difficile de choisir une seule chose. Je veux dire, pour moi c’était surtout une sensation générale : retrouver la compétition. J’ai passé beaucoup, beaucoup de longues journées pendant l’intersaison à essayer de devenir un meilleur joueur de tennis. Mais au final, le plus important, c’est d’entrer sur le court et d’y prendre du plaisir, non ? C’est vraiment spécial de commencer la saison lors d’une night session ici, en Grand Chelem, dans un stade plein, en essayant simplement de faire de son mieux. J’ai eu l’impression de très bien débuter, en frappant quelques très beaux coups. J’ai essayé de comprendre un peu son style de jeu. On a joué plusieurs fois il y a quelques années. Les choses ont un peu changé. Donc j’ai essayé de comprendre son jeu. Ensuite, j’ai essayé d’élever mon niveau, et ça a très bien fonctionné.
Une question un peu plus générale. Pouvez-vous expliquer les changements que vous avez apportés à votre service, notamment depuis l’US Open, pourquoi vous avez estimé qu’ils étaient nécessaires et ce que vous avez fait concrètement ?
Oui. Enfin, ce n’est pas seulement depuis l’US Open. Je sentais que le service était encore un secteur où je devais progresser. C’est le seul coup sur lequel on peut tout faire nous-mêmes. Il y a donc beaucoup de marge pour s’améliorer. On a un peu modifié le mouvement, le rythme du geste. Avant, c’était un peu trop rapide au début. Maintenant, c’est un peu plus lent. Et le lancer de balle est généralement un peu plus devant et légèrement sur la droite. Maintenant, c’est un peu plus au-dessus de la tête. Par moments, je le perds encore. Ce n’est pas un coup sur lequel je me sens totalement en sécurité. Mais en même temps, on travaille dessus. Oui, c’est l’un des coups les plus importants à avoir, parce qu’il peut vous apporter tellement de bonnes choses. Donc voilà, on va voir comment je vais servir cette saison.
"Les priorités ont changé. On essaie d’aller le plus loin possible dans ce tournoi"
Jim Courier vous a interrogé sur votre intersaison. Combien de temps avez-vous passé sur l’aspect mental pendant cette intersaison, si vous travaillez avec le Dr Deccarelli et ce que vous avez fait sur ce point ?
Oui, enfin… on a discuté, moi et Riccardo, c’est sûr. Je n’ai pas été dans sa salle. Mais oui, on est en contact, on essaie de comprendre et on travaille aussi sur quelques choses. J’ai ma salle de sport à la maison, donc quand j’ai besoin de travailler, où que je sois, j’ai l’impression de pouvoir faire ça. Ça se fait par périodes, vous savez. Comment je me sens aussi, et dans quel état mental je suis. C’est sûr qu’il y a encore une marge d’amélioration. Mais oui, j’ai été en contact avec lui de façon assez régulière. C’est bien d’avoir aussi une personne stable de ce point de vue. Il comprend maintenant un peu mieux aussi. Avec le temps, on se comprend mieux. Je comprends son éthique de travail. Donc oui, on essaie de travailler là-dessus.
Vous avez disputé un match d’exhibition en Corée avant de venir en Australie. Quel impact cela a-t-il eu sur votre préparation pour votre match ici ?
Celui en Corée ?
Oui.
C’était super. Je pense que le plus important, c’était de renouer avec les gens, de rejouer devant du public. C’était vraiment très agréable. J’ai eu l’impression que le niveau de tennis était un peu différent parce que la surface n’était pas facile à jouer. Mais j’ai tout de même senti que le niveau était bon. Et je savais aussi que ça n’allait pas avoir d’impact sur le début ici, parce que les conditions et tout le reste sont très, très différents. Oui, c’était super de voir de nouveaux fans et de nouvelles personnes en Corée. Je n’y étais jamais allé. J’aimerais beaucoup y passer plus de temps à l’avenir. C’était vraiment, vraiment très sympa. Les gens sont gentils, donc merci à Carlos et à toute l’équipe. Oui, on a passé quelques jours vraiment très agréables. Ensuite, on est venus ici, évidemment. Les priorités ont changé. On essaie d’aller le plus loin possible dans ce tournoi.

Petit 6/18 pour les Français au 1er tour de l'Open d'Australie