Tennis. Open d'Australie - La WTA a répondu à la polémique des caméras trop intrusives
La polémique sur la présence de caméras dans des zones réservées aux joueuses a pris de l’ampleur à l'Open d'Australie. Au lendemain de l’épisode impliquant Coco Gauff, battue 6-1, 6-2 par Elina Svitolina en quarts de finale, la WTA a publié mercredi un communiqué pour défendre la confidentialité des athlètes et réclamer un réexamen des règles d’accès. Dans son texte, la WTA affirme "se tenir aux côtés de ses joueuses" et prendre "très au sérieux" leurs préoccupations liées à la vie privée et à la multiplication des caméras à l’Open d’Australie. Le circuit rappelle un principe simple : les athlètes doivent pouvoir disposer de zones à l’écart de la compétition pour souffler, se recentrer et récupérer, sans être constamment observées
Vidéo - Iga Swiatek : "Sommes-nous des animaux dans un zoo ?"
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La WTA : "S’assurer que des limites appropriées soient mises en place"
"La WTA se tient aux côtés de ses joueuses et prend très au sérieux leurs préoccupations concernant la vie privée et la présence de caméras à l’Open d’Australie. Les joueuses méritent des espaces à l’écart de la compétition où elles peuvent récupérer en toute intimité.
Lors des événements WTA, nous avons déjà pris des mesures pour réduire la présence de caméras dans les zones hors court réservées aux joueuses, afin de leur garantir des espaces privés adaptés. Nous avons adopté cette norme parce que nous estimons qu’il doit y avoir des limites claires et respectueuses dans les zones hors court. Nous pensons que cette question devrait être réexaminée par les organisateurs du tournoi et les diffuseurs afin de s’assurer que des limites appropriées soient mises en place. Nous engagerons un dialogue avec les joueuses et les tournois afin de contribuer à élaborer une solution à ce problème", a publié la WTA.
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— Ben Rothenberg (@BenRothenberg) January 29, 2026
Statements from the WTA and WTA chair Valerie Camillo, backing their players’ complaints about invasive cameras in backstage areas of the Australian Open. https://t.co/XmM5nL5bMD pic.twitter.com/qVGf8DrG5l
Coco Gauff : "J’ai l’impression qu’ils n’ont pas besoin de diffuser ça"
La séquence a fait le tour du monde en quelques heures, et elle dépasse déjà le cadre du simple “buzz”. Battue par Elina Svitolina 6-1, 6-2 en quarts de finale de l’Open d’Australie mardi 27 janvier 2026, Coco Gauff a été filmée en coulisses en train de craquer et de briser sa raquette, dans un endroit où elle pensait pouvoir s’isoler. L’Américaine a ensuite dénoncé l’absence d’espaces réellement privés à Melbourne Park, affirmant que le vestiaire est “le seul endroit” où les joueuses peuvent souffler.
"Je trouve que certains moments… La même chose est arrivée à Aryna après que je l’ai jouée en finale de l’US Open : j’ai l’impression qu’ils n’ont pas besoin de diffuser ça. J’ai essayé d’aller dans un endroit où je pensais qu’il n’y avait pas de caméra, parce que je n’aime pas forcément casser des raquettes, mais j’ai perdu 1 et 2. J’en ai cassé une en quarts — je crois — ou en huitièmes à Roland-Garros, et je m’étais dit que je ne le referais plus sur le court, parce que je trouve que ce n’est pas une bonne image. Mais oui, j’ai essayé d’aller quelque part où ça ne serait pas diffusé, et ils l’ont quand même fait. Donc oui, peut-être qu’il y a des discussions à avoir, parce que j’ai l’impression que dans ce tournoi, le seul endroit vraiment privé, c’est le vestiaire."
I honestly don’t see anything wrong with Coco Gauff smashing her racket out of anger and frustration.
— SportsDeeva (@Blesing_Andrew) January 27, 2026
That loss to Elina Svitolina was painful and humiliating.
Players are human too, and they should be allowed to show emotion in moments like that pic.twitter.com/oZ60rOzfmL
Iga Swiatek : "Est-ce qu’on est des animaux dans un zoo qu’on observe même quand ils font caca ?"
Le lendemain, Iga Swiatek ne s'était pas montrée tendre envers les diffuseurs et organisateurs du tournoi. "La question, c’est : est-ce qu’on est des joueurs de tennis, ou est-ce qu’on est des animaux dans un zoo qu’on observe même quand ils font caca ? Bon, c’est une exagération évidemment, mais ce serait bien d’avoir un peu de vie privée. Ce serait bien aussi de pouvoir avoir son propre processus, sans être observé en permanence. Par exemple, dans d’autres sports, vous avez peut-être des choses techniques que vous voulez faire… enfin, je ne suis pas, honnêtement, les autres sports tant que ça, mais j’imagine que ce serait bien d’avoir un espace où on peut faire ça sans que le monde entier regarde."

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