Tennis. Poznan (CH) - Disqualifié, Nagal a poussé un coup de gueule contre l'arbitrage
Par Alexandre HERCHEUX le 16/06/2026 à 10:37
Sumit Nagal a poussé un gros coup de gueule ce mardi sur X. Au lendemain de sa disqualification Petr Brunclik au premier tour du Challenger 100 de Poznan, alors qu’il était mené 6-4, 5-4, l’Indien a dénoncé une décision arbitrale qu’il estime injuste. L’ancien 68e mondial réclame désormais davantage de technologie et une meilleure responsabilisation des arbitres.
Dear all, I am speaking on something that happened yesterday in Poznan, which highlights a massive flaw in our sport
— Sumit Nagal (@nagalsumit) June 16, 2026
There are three distinct points I want to raise regarding this incident:
1) I was playing a point, where I ran towards the ball, which was clearly out - as (1/n) pic.twitter.com/u9bshGouVX
Que s'est-il passé ?
Tout est parti d’un point disputé sur la terre battue polonaise. Selon Nagal, une balle de son adversaire était clairement sortie, mais ni le juge de ligne ni l’arbitre de chaise ne l’ont signalée. L’Indien assure avoir immédiatement levé la main pour contester, sans interrompre trop tardivement l’échange. Nagal affirme que l’arbitre lui a expliqué ne pas avoir vu son geste. Elle aurait ensuite refusé de descendre de sa chaise pour vérifier la marque laissée par la balle sur la terre battue.
"J’ai subi trois mauvaises décisions sur un même point : aucune annonce, le refus de vérifier la marque et l’arbitre qui n’a pas vu ma contestation", a-t-il résumé. Le règlement ATP permet à un joueur de retourner une balle avant de demander une inspection de la marque, à condition d’arrêter immédiatement l’échange. Nagal estime donc avoir respecté la procédure. L’Indien assure que cet épisode a complètement bouleversé la suite de sa rencontre. "Je me suis senti tellement impuissant et le cœur brisé, parce que je ne pouvais même pas me défendre. Cela a été émotionnellement très difficile de passer à autre chose après ce point", a-t-il confié.
"Elle a refusé de descendre de sa chaise pour vérifier la marque"
"Je souhaite revenir sur un incident survenu hier à Poznan, qui met en lumière une énorme faille dans notre sport. Je voudrais soulever trois points distincts concernant cet incident. 1) Je disputais un point et j’ai couru vers une balle qui était clairement dehors, comme vous pouvez le voir sur l’image. Un juge de ligne et une arbitre de chaise officiaient sur ce match. Pourtant, aucun des deux n’a annoncé la balle faute. J’ai donc immédiatement levé la main, comme on peut clairement le voir sur la vidéo. L’arbitre affirme qu’elle ne l’a pas vu, ce qui peut arriver. Mais elle a ensuite refusé de descendre de sa chaise pour vérifier la marque.
2) Le règlement de l’ATP indique que j’ai le droit de frapper la balle après son rebond. Peu importe ensuite l’endroit où elle va : je peux toujours contester la décision, à condition que cela n’ait pas influencé le déroulement du point. C’est exactement ce que j’ai fait en levant la main.
"Pourquoi les joueurs doivent-ils payer des amendes lorsqu’ils font une erreur, et pas les arbitres de chaise ?"
3) Les joueurs sont sanctionnés pour des erreurs commises consciemment ou non. Des erreurs peuvent arriver : nous sommes humains et je le comprends. Mais pourquoi les joueurs doivent-ils payer des amendes lorsqu’ils font une erreur, et pas les arbitres de chaise ?
Les joueurs subissent une pression supplémentaire puisqu’ils doivent gagner pour gagner de l’argent. Les arbitres ont comparativement moins de pression, car ils n’ont pas besoin de gagner pour être payés. Pourquoi ne devraient-ils subir aucune pression ? Pour un joueur, une seule mauvaise décision peut décider de l’issue d’un match, voire d’un tournoi. Dans la vie, vous êtes sanctionné lorsque vous commettez une erreur, qu’elle soit volontaire ou non. Les exemples sont nombreux.
"Je me suis senti tellement impuissant et le cœur brisé, car je ne pouvais même pas me défendre"
Aujourd’hui, je me suis senti tellement impuissant et le cœur brisé, car je ne pouvais même pas me défendre. Après ce point, il m’a été très difficile de passer émotionnellement à autre chose. J’ai subi trois mauvaises décisions sur un seul et même point : aucune annonce n’a été faite, l’arbitre a refusé de descendre vérifier la marque et elle ne m’a pas vu contester la décision. Je demande humblement à l’ATP et à l’ITF de procéder à un changement qui permettrait également aux joueurs de se défendre. Je pense qu’en 2026, les matchs ne devraient pas dépendre uniquement des arbitres alors que nous pouvons nous appuyer sur la technologie. Je suis désolé d’avoir éventuellement déçu mes fans et les personnes qui me soutiennent."
