Tennis. Roland-Garros - Alexander Zverev en finale : "Je ne me voyais pas favori"
Par Jeremy MARTIN le 05/06/2026 à 20:03
Il a assumé son statut. Alexander Zverev s’est qualifié pour la finale de Roland-Garros après sa victoire face à Jakub Mensik en quatre sets 7-5, 6-2, 3-6, 6-3 ce vendredi. À la recherche de son premier titre du Grand Chelem depuis plusieurs années, l'Allemand n’est plus qu’à une marche de son objectif. Il affrontera Flavio Cobolli, qui a profité du forfait de son compatriote et ami Matteo Arnaldi en demies. En conférence de presse, le numéro 3 mondial est revenu sur son futur adversaire de la finale.
Vidéo - Alexander Zverev après sa qualification en finale de Roland-Garros
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Félicitations Sasha. Qu'est-ce que tu penses de la manière dont tu as géré cet adversaire difficile aujourd'hui ?
Oui, de toute évidence, aujourd'hui, ça a été le match le plus difficile. Il a joué de manière incroyable. La manière dont il a battu les autres joueurs est incroyable ! Même s'il y a eu des moments difficiles, notamment quand j'ai perdu le troisième set, j'ai réussi à revenir.
Bravo ! J'ai le plaisir te féliciter ce soir. Je suis sûrement plus content que si je dois le faire dimanche. Que penses-tu de Flavio Cobolli ? Je sais que vous êtes amis, que vous parlez de plein de choses (films, tennis). Il t'a déjà battu. Qu'est-ce que tu attends ? Parce que ce soir, tu as fait 75 % de premiers services : ce n'est pas mauvais !
Je servirai à 76 % dimanche. C'est un super joueur, un type fantastique je l'aime beaucoup, ainsi que son père. Ce sont des gens vraiment sympas. Je me réjouis de jouer contre lui en finale. Pour lui, c'est sa première finale. Je suis déjà content pour lui qu'il soit arrivé en finale. La seule chose que je peux contrôler, c'est d’essayer de jouer du bon tennis, de montrer mon niveau et faire ce qu'il faut : c'est la seule chose qui compte pour moi.
Quand tu as ton deuxième service, tu frappes fort, tu as gagné deux points sur trois derrière ton deuxième service. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ce coup et de la manière dont tu as réussi à l'améliorer depuis quelque temps ?
Oui, c'est un coup qui me posait des problèmes par le passé, et c'est donc probablement celui sur lequel je me suis le plus entraîné. Donc, je n'y pense plus tellement. Quand je suis sur le court, je décide ce que je veux et je le fais !
C'est comme ça que ça marche le tennis. En tout cas, c'est un coup que j'ai passé des années à essayer d'améliorer.
Bravo il y a eu un moment au troisième où il a quitté le court, il est revenu, il jouait un bon niveau. Comment tu as pu rester calme ? Est-ce que tu pensais que si tu continuais à jouer au même niveau, tu t'en sortirais ?
Oui, au troisième set, il a commencé à beaucoup mieux jouer, j'ai perdu le set. J'ai été breaké, parce que j'ai raté quelques coups, quelques coups droits, quelques services. J'ai eu le sentiment que j'étais quand même en contrôle, et que si j'arrivais à saisir les opportunités et à utiliser mes coups ou les bons coups une ou deux fois, j'arriverais à le battre à la fin. Je me suis dit : un match en cinq sets, c'est long. Perdre son service, ce sont des choses qui arrivent, il faut que je me concentre sur mon jeu, et c'est comme ça que j'ai fini le match.
Je voulais ta réaction sur le fait que Flavio n'ait pas à jouer sa demi-finale. Est-ce que tu penses que ça risque d'avoir un impact dimanche, puisqu'il a un jour de plus pour se reposer ?
Pas vraiment. Je me sens bien. Je n'ai pas eu des matchs terriblement longs. J'ai presque le sentiment que je pourrais rejouer maintenant ! Mais enfin pas vraiment. Ce n’est pas comme ça qu'on voudrait qu'une demi-finale de Grand Chelem se produise. J'ai vu Matteo aux vestiaires, il avait l'air vraiment mal. Ce sont des moments qui arrivent. On ne le souhaite jamais. Mais je ne pense pas que ça fasse une grande différence dimanche.
Bravo, Sasha, pour aujourd'hui. Ça fait longtemps que tu ne te retrouves pas face à quelqu’un d’autre que Jannik ou Carlos en finale de Grand Chelem. Je suis curieux de savoir ce dont tu te souviens de 2020. A l'époque, est-ce que tu pensais que tu étais favori quand tu es rentré sur le court contre Domi ? Quelle est la différence entre la personne que tu étais à l'époque et maintenant ?
Je ne pense pas qu'on puisse dire que qui que ce soit soit favori, mais c'était effectivement justement l'époque où j'avais du mal avec mon deuxième service. Je savais que mon service pouvait me lâcher à tout moment. Donc, effectivement, je me sens différent aujourd'hui. J'étais mené deux sets à rien et je me battais pour le match. Je n'ai pas réussi. J'essaie de ne pas trop penser à ce match-là d'ici à dimanche.
Peux-tu nous parler un peu de ton parcours depuis ta dernière finale de Grand Chelem et de ce que tu as fait pour revenir à haut niveau ?
Je ne pense pas que ce soit une période tellement longue, puisque c'était l'an dernier ! Pendant plusieurs années, j'ai été n° 2 ou 3 dans le monde. Donc, j'ai le sentiment que je peux revenir à cette période. Et j'ai toujours pensé que je pouvais y arriver. L'an dernier, je n'ai pas bien joué. Je ne jouais pas vraiment mon meilleur tennis. Mais j'avais le sentiment que je pouvais y arriver et retrouver ce niveau, donc, je suis content.
Bonsoir Sasha. Flavio, en plaisantant, a dit : « dites-lui qu'il se souvienne qu'on est amis ! ». Est-ce difficile de jouer contre quelqu'un qu'on aime bien ? Qu'est-ce que tu préfères chez lui, en tant que personne ?
Je pense que, quand vous préparez une finale, ça n'est pas si difficile, parce que vous arrivez à la meilleure étape du tennis. C'est le summum. Et c'est vraiment « sympa » de le partager. Bien sûr, on essaie toujours de se battre et de gagner. Mais c'est juste une personne sympa, qui a un grand cœur, qui est très amusant quand on le connaît. Et je vous ai dit, j'aime beaucoup son père, qui est aussi quelqu'un de très amusant. C'est vraiment un type super.
Bonsoir, Sasha. Encore une fois, sur ton amitié avec Flavio, vous faites partie de génération tennistique différente. Qu'est-ce qui vous rapproche ? Qu'est-ce que vous avez en commun pour être tellement amis ?
On s'est rapprochés à la Laver Cup, à Berlin. Et par moments, quand il y avait des moments difficiles, son père revenait, me posait des questions, posait des questions à mon père sur le tennis et différentes choses. J'étais toujours ravi de parler avec lui. Et c'est comme ça que ça a commencé. Et puis avec certaines personnes, c'est une évidence, et c'est le cas avec Flavio !
