Tennis. Roland-Garros - Emmanuel Planque : "Je crois encore beaucoup à l’humain..."
Par Alexandre HERCHEUX le 04/06/2026 à 21:21
Humain ou IA ? Son choix est fait. Emmanuel Planque s’est confié longuement à Eurosport dans un entretien, publié ce jeudi, où il a évoqué sa vision du coaching, la formation, l’évolution du métier d’entraîneur et la place grandissante de l’intelligence artificielle dans le sport. Entraîneur national depuis 2007, ancien coach de Lucas Pouille, Arthur Fils, Giovanni Mpetshi Perricard ou encore Fiona Ferro, Planque, qui accompagne désormais Ksenia Efremova, a livré un vrai plaidoyer pour l’humain, à l’heure où la data, la vidéo et l’IA prennent de plus en plus de place dans la performance.
Vidéo - Ksenia Efremova, protégée d'Emmanuel Planque, battue d'entrée à Roland
"Ce qui m'inquiète un peu plus, c'est qu'on regarde beaucoup vers la machine"
"Je crois que tout est possible à partir du moment où on le veut. Je pense que l'être humain n'a aucune limite. J’ai vu que des robots avaient battu le record du semi-marathon au Japon. Peut-être que Chat GPT pouvait te donner aussi la bonne stratégie pour battre Nadal à Roland. Seulement, moi, je crois encore beaucoup à l’humain, aux ressources que tu peux mobiliser chez lui, au niveau de performance et d'acuité que tu peux développer. Ce qui m'inquiète un peu plus, c'est qu'on regarde beaucoup vers la machine.
J'ai l'impression qu'on fait aujourd'hui beaucoup plus de recherches à travers la machine, comme si le cerveau humain avait montré des limites. Et je pense que ce n'est pas le cas. J'aime à penser que l'éducation peut sauver le monde. J'aime à penser que je suis un tout petit brin d'herbe là-dedans et que j'ai mon mot à dire sur l'éducation, l'éducation sportive. J'aime à penser que je peux peut-être transmettre des choses et aider des athlètes à s'épanouir. Ce n’est rien, je suis bien conscient du fait que je ne sois pas chirurgien, mais j'aime quand même à penser ça."
