Tennis. Roland-Garros - Flavio Cobolli en quarts : "C’est un rêve qui devient réalité"
Par Jeremy MARTIN le 01/06/2026 à 19:55
Flavio Cobolli a validé son billet pour les quarts de finale de Roland-Garros ce lundi, en dominant Zachary Svajda en quatre manches, 6-2, 6-3, 6-7(3), 7-6(5), sur le court Philippe-Chatrier. L'Italien disputera son premier quart Porte d’Auteuil, son deuxième en Grand Chelem après Wimbledon 2025, et défiera désormais Felix Auger-Aliassime pour une place dans le dernier carré. En conférence de presse, il est notamment revenu sur le tableau ouvert cette année, mais aussi sur la remontée de l’Américain dans le quatrième set.
Vidéo - Flavio Cobolli après sa victoire en huitièmes de finale
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"J'étais stressé au moment de conclure"
Bravo, Flavio d’avoir à nouveau atteint les quarts de finale en Grand Chelem ! Qu’as-tu pensé de ton adversaire pendant cette bataille en 4 sets ?
D’abord, je suis ravi d’atteindre mon premier quarts de finale ici à Roland-Garros.
C’est très important pour moi, j’étais stressé au moment de conclure. Il fallait aujourd’hui conclure le match. Ce tournoi a une place particulière pour moi ; et parfois, lorsqu’il faut conclure, ce n’est pas facile, en particulier lorsqu’on mène, ce qui était mon cas aujourd’hui.
Je pense aussi que Zachary a joué un très bon match aujourd’hui, après le deuxième set. C’est le tennis. C’est particulier comme sport parce que, c’est comme cela. Et à la fin, c’est cela qui compte.
Deux fois sur le court pendant ton interview, tu as dit, à deux reprises, que tu avais l’impression que tu allais te faire dessus.
Cela n’a pas été le cas.
Maintenant que le tableau est si ouvert, as-tu l’impression que la tension est différente ?
Non, parce que c’est un huitièmes de finale. Ce n’est pas facile. Ce sont des matchs particuliers.
Comme on l’a dit, c’est la première fois que je suis en huitièmes. Je n’ai pas beaucoup d’expérience en la matière.
Donc, parfois, il faut aussi savoir passer ces moments, les gérer pour se donner plus de chances de s’améliorer au tour suivant.
"Tout le monde sait que j’ai été footballeur"
Bravo, Flavio ! Tu as dit que les matchs avaient été relativement faciles jusqu’ici. Pourquoi y a-t-il une différence alors que le court est le même, etc. ? Que s’est-il passé dans ton esprit, dans ta tête ? Qu’est-ce qui a changé et a fait une différence ?
Je pense que, lorsque le match est presque terminé, c’est là que l’on commence à réfléchir un peu trop. C’est cela le problème. C’est dans mon caractère, je n’aime pas lorsque je réfléchis trop, j’ai envie de jouer mon meilleur tennis. Si je commence à me poser des questions, en particulier lorsque je suis stressé, je joue un tennis différent. Jouer sur le Chatrier, ce n’est pas facile. C’est le cas pour tout le monde. Donc, cela aussi m’a semblé difficile.
Quand tu étais plus jeune, tu as joué pour l’Académie Aromas en football. Qu’est-ce qui a fait que tu as décidé d’être tennisman plutôt que footballeur ? Peux-tu nous parler de cette expérience ?
Tout le monde sait que j’ai été footballeur. C’est un sport que j’aimais encore plus que le tennis quand j’étais plus jeune, mais je n’aimais pas jouer en équipe, seulement en coupe Davis. J’ai donc décidé de renoncer au foot, parce que, quand je joue au tennis, je ressens des émotions différentes. Je suis plus aligné avec moi-même.
J’ai joué avec beaucoup de personnes : Calafiori, Bove, Zalewski, Cancellieri, d’autres footballeurs qui aujourd’hui s’en sortent très bien. On était dans la même équipe, on entretient de bonnes relations. Si je gagne un beau match, ils m’envoient un message ; et je fais la même chose dans l’autre sens.
Bravo, Flavio ! Quand tu étais en retard dans le 4e set, qu’est-ce qui se passait dans ta tête ? Qu’est-ce que tu t’es dit et qu’est-ce qui t’a aidé à sortir de cet état d’esprit ?
J’ai essayé de rester positif. Je commençais à être stressé, il y avait mon équipe. Donc, j’ai essayé de dérouler mon tennis, de jouer avec le plus de puissance possible. J’ai aussi pris mon temps après les points parce que je me sentais moins en forme après 3 sets. Donc, je pense que j’ai juste montré mon jeu sans me précipiter. Cela a fonctionné à la fin
"C’est mon Grand Chelem préféré"
Le tableau masculin, évidemment, est bien plus ouvert que d’habitude cette année. Est-ce que, d’un point de vue mental, cela change la façon dont tu entres dans ces matchs ?
Non, c’est pareil que d’habitude. Je veux profiter du tournoi, de chaque match. C’est un honneur indescriptible que de jouer sur le Chatrier. C’est un rêve qui se réalise, pour moi. Donc, je veux que ce rêve puisse continuer.
Tu as dit que ce tournoi avait particulièrement de sens pour toi. As-tu des souvenirs de Roland-Garros que tu voudrais partager avec nous de quand tu étais plus jeune ?
Comme je l’ai dit sur le court, c’est mon Grand Chelem préféré parce que nous, les Italiens, c’est la surface avec laquelle nous sommes nés. J’ai beaucoup de bons souvenirs, mais le meilleur, c’est sans doute les matchs de Rafa pendant toutes ces années que personne n’a jamais oubliés.
Flavio, as-tu réussi à regarder la finale de la Ligue des champions et qu’est-ce que cela t’a fait de voir tes amis jouer ?
Vous me demandez si j’ai regardé, c’est cela ?
Oui, j’ai pu commencer à regarder à partir de la vingtième minute. Arsenal a marqué. Ensuite, Paris a commencé à mieux jouer. Et je pense que le PSG méritait de remporter cette Ligue des champions. C’est malheureux pour Riccardo. Il ne jouait pas, mais je lui souhaite le meilleur, j’espère qu’il aura l’occasion de jouer plus de matchs comme cela.
