Tennis. Roland-Garros - Ksenia Efremova : "Je pense que je ne suis pas loin du top 20"
Par Sebastien CLAUDE le 25/05/2026 à 00:19
Pour sa grande première dans le tableau principal d'un Grand Chelem, Ksenia Efremova s'est lancée dans un véritable duel des générations. Ce dimanche 24 mai, au premier tour de Roland-Garros, la Française affrontait Sorana Cirstea, 36 ans et de 19 ans son aînée. Certes combative, la jeune Française de 17 ans s'est finalement inclinée 6-3, 6-1 après avoir notamment surpris la Roumaine sur le début de la rencontre. De passage en conférence de presse après sa rencontre, Ksenia Efremova est revenue sur ses prochains objectifs après cette première et le chemin qu'il reste encore à parcourir pour tenter d'atteindre le niveau des meilleures joueuses du monde.
Vidéo - Kesania Efremova après sa défaite au premier tour de Roland-Garros
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"Je vais essayer de gratter des points, d'être dans le top 100"
Pas de chance aujourd'hui ! Bien sûr, ce n'est pas le résultat que tu recherchais, mais qu'as-tu retiré de ce match ce soir ?
Tout d'abord, bien sûr, c'était une belle expérience. C'est une grande joueuse, elle joue dans les top 10. Et je suis très fière de mon début de match. Je menais de 3/1, et ensuite, c'était difficile d'y rester. Mais j'ai fait de mon mieux, et c'est ça le plus important.
Justement, le match a basculé assez vite entre 3/1, où tu étais vraiment dedans, tu menais, tu étais très agressive. Ensuite, on a eu l'impression que tu as perdu un peu le fil, que cela a été un peu brutal, le passage de l'un à l'autre. Comment as-tu vécu l'inversion du rapport de force entre elle et toi ?
Oui, y avait 3/1. Après, j'ai eu 3/2, balle pour 4/2. Après, j'ai senti que je baissais un petit peu la frappe de la balle. Elle est revenue facilement, parce que c'est une joueuse qui a beaucoup d'expérience. Elle est revenue facilement, parce que je baissais juste de 5 % le niveau, et après elle est revenue.
Est-ce qu'un match comme ça te donne des idées sur ce qui te manque, par rapport justement à ces joueuses qui sont aujourd'hui dans le top 20 ?
Je pense que je ne suis vraiment pas loin, même si le score était de 6/3 - 6/1. Je pensais que je n'étais pas loin du tout. C'est encore des expériences. Il faut apprendre, je pense qu'il faut améliorer des choses. Il faut travailler beaucoup et
s’améliorer.
Par rapport à ton expérience de l'année dernière en qualifications, tu avais dit que tu avais ressenti beaucoup de pression. Comment tu t'es sentie dans ce match, avec cette expérience-là de l'année dernière ?
Je pense que cette année, c'était mieux, j'ai commencé le match plutôt bien. Je n'étais pas stressée en début de match. Je jouais mon tennis, mon niveau. Franchement, avec le public, c'était aussi cool de jouer. J'ai vraiment profité de ça. Ils ont été derrière moi, j'ai entendu de beaucoup : "Ksenia, come-on, allez !".
Franchement, j'ai kiffé, parce que c'est aussi mon premier Grand Chelem chez les pros. Il faut aussi profiter. J'espère que je vais jouer beaucoup de Roland-Garros dans ma carrière. Oui, c'est dommage, mais il faut prendre...
C'est quoi la suite maintenant ? Fais-tu les juniors ? Fais-tu des doubles par exemple ? Et après Roland, la saison, comment la vois-tu ? Quel type de tournoi vas-tu jouer, avec quel type d'objectif ?
Je vais jouer double avec Elija Inisan, on va jouer Ostapenko, et, je n'ai plus le nom de sa partenaire... Ce sera un beau match. Ça ne sera pas facile, elles sont têtes de série n° 5... On verra ce que ça donne.
Et bien sûr, aussi junior, je vais essayer de gagner le titre.
Après ça, on n'en a pas parlé avec mon coach, Emmanuel Planque. Je pense qu'on va faire des ITF pros... 75 000, juste pour prendre des points, et monter le plus vite possible top 100. En même temps, c'est vraiment difficile, avec la limitation de 16 tournois par an. Ce n'est pas comme chez les mecs, je sais que chez les mecs, il n'y a pas de limitation. Je pense que c'est dommage. On va voir... Je vais essayer de gratter des points, et d'être dans le top 100.
Je voudrais revenir sur cette question sur les entraînements, sur ce que tu as dit en conférence de presse. Peux-tu expliquer un peu en détail comment cela fonctionne, le choix des partenaires à l'entraînement, avant un Grand Chelem ? Comment les choisit-on ? Comment ça s'organise ?
Vraiment, j'ai eu la chance que maintenant, je travaille avec Emmanuel Planque, il connaît beaucoup de filles, beaucoup de coachs... Quand il est au resto, tout le monde parle avec lui tout le temps ! Il connaît beaucoup de gens. Vraiment, c'est une chance pour moi de pouvoir m'entraîner avec les filles de haut niveau. Vraiment, c'est top, grâce à lui.
