Tennis. Roland-Garros - La FFT hausse le ton contre le streaming illégal et l’IPTV pirate
Roland-Garros ne se joue pas seulement sur les courts. En coulisses, la Fédération Française de Tennis mène aussi un combat majeur contre le piratage. Ce vendredi, la FFT a annoncé qu’une ordonnance de référé du 13 mai 2026, rendue par le président du Tribunal judiciaire de Paris, enjoint aux principaux fournisseurs d’accès à Internet français de bloquer les sites de streaming et services IPTV pirates qui diffusent le tournoi sans autorisation.
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Près de 1000 services pirates déjà bloqués autour de Roland-Garros
Cette décision permet aussi à la FFT de demander le blocage de nouveaux sites pirates apparus pendant le tournoi, après la décision du juge. Depuis l’adoption de la loi du 25 octobre 2021, qui a renforcé la lutte contre le piratage audiovisuel et sportif, la Fédération affirme avoir obtenu le blocage de près de 1000 services pirates sur les quatre dernières éditions de Roland-Garros. L’article L.333-10 du Code du sport permet notamment aux titulaires de droits, en cas d’atteintes graves et répétées, de saisir le président du tribunal judiciaire pour obtenir des mesures propres à prévenir ou faire cesser ces atteintes.
Jusqu’ici, le blocage concernait surtout des noms de domaine ou des sites identifiés. Mais la lutte évolue, car les services pirates changent rapidement d’adresse, réapparaissent sous d’autres formes ou passent par des solutions IPTV. L’ARCOM précise que le titulaire de droits doit communiquer les données d’identification des services concernés, avant que l’Autorité ne notifie ces informations aux acteurs visés par l’ordonnance judiciaire de blocage.
Une première en France avec le blocage par adresse IP
La nouveauté forte de cette édition 2026 concerne le blocage par adresse IP. La FFT indique être le premier ayant droit sportif à tester en France ce type de blocage dans le cadre de Roland-Garros. Le test a été mené ce jeudi 28 mai avec l’ARCOM et les principaux fournisseurs d’accès à Internet français : Orange, Free, Bouygues Telecom et SFR. L’objectif est de viser plus directement l’infrastructure technique utilisée par certains services pirates. Contrairement au blocage classique par DNS, que certains utilisateurs peuvent contourner, le blocage par IP cible directement l’adresse du serveur diffusant illégalement le contenu. Cette méthode est jugée particulièrement adaptée aux événements sportifs en direct, dont la valeur disparaît quasiment une fois le match terminé. Des travaux récents sur la lutte contre le piratage sportif soulignent justement que le blocage par IP est pensé comme un complément aux blocages de noms de domaine, face aux techniques de contournement et à l’essor de l’IPTV illégale.
