Tennis. Roland-Garros - Learner Tien : "Michael Chang m'a aidé à trouver ma propre marque"
Par Sebastien CLAUDE le 25/05/2026 à 17:22
A 20 ans, Learner Tien s'apprête à disputer son deuxième Roland-Garros. Après sa défaite dès le premier tour, face à Alexander Zverev en 2025, le tirage au sort a cette fois été plus clément avec l'Américain, tête de série 18, qui débutera cette fois face au Chilien Cristian Garin, ce mardi 26 mai. Lors de son passage en conférence de presse, à la veille de son entrée en lice, Learner Tien est notamment revenu sur ce que lui apporte Michael Chang en tant qu'entraîneur avant d'avoir quelques mots sur la nouvelle génération, dont il fait partie, et notamment Alexander Blackx et Rafael Jodar.
Vidéo - Learner Tien avant de débuter son deuxième Roland-Garros
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"C'est agréable de voir de nouveaux visages, de nouveaux noms"
Bienvenue à Paris, Comment te sens-tu après une semaine fantastique à Genève, tant physiquement que mentalement ?
Oui, je me sens bien en général, j'ai beaucoup plus confiance en moi qu'il y a quelques semaines. Je suis ravi d'être de retour à Paris, et je me réjouis de jouer demain.
Je me rappelle que tu as dit que tu n'avais pas encore compris les rouages de la terre battue pour le moment. Peux-tu expliquer exactement ce qui était difficile dans la terre battue, et comment tu y arrives maintenant ?
Je dirais qu'avant tout, tout réside dans la confiance en soi. Et puis aussi, les déplacements. Je n'avais pas l'habitude d'avoir les bonnes positions. Je ne savais pas à quoi m'attendre. Je ne savais pas comment retourner face à certains coups. J'essaie encore de comprendre comment ça fonctionne. C'est un travail en cours, mais des amélioration sont notables, je m'améliore de match en match. On y arrive petit à petit. Il y a des moments encore où je retourne dans ma zone de confort, et ce n'est pas toujours efficace sur la terre battue, mais cela s'améliore.
Il y a beaucoup de statistiques qui disent que tu es l'un des plus jeunes à remporter un titre sur terre battue, en tant qu'américain. Est-ce que cela a un sens pour toi. Et pour rebondir sur cette question, est-ce que Michael Chang t'a aidé précisément sur cette surface ?
Son tournoi avait beaucoup plus d'ampleur que moi. Il était plus jeune. Mais j'ai beaucoup travaillé sur terre battue ces derniers mois. Il m'a beaucoup aidé à avoir une vision plus claire de mon jeu sur terre battue. Il m'a aidé à trouver ma propre marque, mon identité sur la terre battue. J'avais des incertitudes l'année dernière quand je foulais le court. Je ne savais pas comment trouver la clé de la victoire. Cette année, je sais comment gagner. L'année dernière, j'étais un peu perdu. J'ai beaucoup appris. J'ai découvert des choses grâce à son aide.
Est-ce que tu t'es déjà entraîné ici à Paris ? On dit que le court est rapide, à cause des conditions météorologiques ?
Je vais m'entraîner pour la première fois dans une heure, on verra bien. Mais j'ai entendu, et j'ai vu quelques matchs à la télé, on voit bien que la balle rebondit vite.
Peux-tu dire quelques mots au sujet d'Alex Blockx et Rafa Jodar ?
Ces derniers mois, au cours des derniers tournois, il y a eu pas mal de jeunes qui ont percé. Moi, je ne dirais pas des jeunes, parce qu'ils ont mon âge, mais ce sont des joueurs de la NextGen qui commencent à percer. Et c'est agréable de voir de nouveaux visages, de nouveaux noms apparaître, qui montrent qu'ils appartiennent à cet univers. Pourtant, ils n'avaient pas tant d'expérience que ça il y a trois mois, pourtant ils arrivent à disputer des masters, peut-être ici aujourd'hui aussi. Donc c'est fantastique.
Peux-tu dire quelques mots sur Alex et Rafa ?.
Alex, je le connais depuis quelque temps, depuis les juniors. Je pense qu'il a joué la même année que moi. Il était sur le circuit junior, puis je l'ai perdu en finale, en Australie. Cela lui a pris plus de temps pour percer. Mais il montre bien qu'il a l'étoffe qu'il faut pour être sur ce circuit-là.
Quant à Rafa, c'est différent des européens. Je pense que c'est normal pour les américains d'aller à l'université d'abord. Et c'est bien de voir à quel point ils s'adaptent. Ils s'adaptent rapidement à la vie du circuit. C'est bien de voir qu'en fait, très rapidement, ils arrivent à percer.
Je voudrais parler de cette nouvelle génération justement. Il semble que toute une nouvelle génération traduit les résultats du passé pour produire des résultats positifs tout de suite sur le circuit. Et vous, quand vous étiez dans cette phase, quel était le sentiment d'urgence qui vous touchait ? Je voudrais un petit peu avoir l'idée de votre état d'esprit. Comprenez-vous ce que je veux vous dire ?
Je pense que ce terme de nouvelle génération diffère d'une année à l'autre. Il y en a, d'une année à l'autre, qui ont déjà montré leur mérite, et cela peut être surprenant. Parce que depuis la dernière fois que j'ai disputé des matchs contre eux, en junior, on a pu voir à quel point, rapidement, ils ont changé de braquet. Ils ont montré qu'ils pouvaient avoir confiance en eux, qu'ils méritaient d'appartenir à ce circuit. Et une fois qu'on développe une confiance en soi, même si on n'engrange pas encore les victoires, je pense que c'est important d'avoir cette confiance. C'est ça qui vous aide à atteindre le jalon suivant. Cela fait une grande différence avec ceux qui n'y croient pas encore. Et cela permet de faciliter la transition et de montrer qu'ils sont prêts.
Tu viens de remporter un titre, juste avant un Grand Chelem, cela n'arrive pas souvent. Comment cela se passe pour toi, parce que tu enchaînes un tournoi à l'autre, comme ça. Tu n'as pas eu beaucoup le temps pour t’acclimater. C'est quelque chose de nouveau pour toi, comment arrives-tu à gérer ça ? Tu vas jouer demain ?
C'est un peu différent de ce à quoi j'ai l'habitude. Je n'ai eu qu'un voyage de trois heures en train pour arriver jusqu'ici. Ça n'a pas été si difficile. J'ai aimé savourer ma victoire, passer le reste du temps à ne pas trop penser au reste. Et puis maintenant, j'arrive au Grand Chelem, à Roland-Garros, je pense que je vais avoir 3 jours avant le match. C'est un équilibre entre la victoire engrangée d'une part, et le fait de devoir se reconcentrer pour le prochain match.
