Tennis. Roland-Garros - Les juges de ligne en danger ? "On a besoin de ces gens-là"
Par Clemence GONTARD le 16/04/2026 à 13:58
Roland-Garros 2026 continuera bien avec des juges de ligne. Déjà officialisé par la FFT après son Comité fédéral de septembre 2025, ce choix a été réaffirmé ce jeudi 16 avril lors de la conférence de presse de présentation du tournoi. A la Porte d’Auteuil, le Grand Chelem parisien reste ainsi à contre-courant, alors que Wimbledon a basculé vers l’arbitrage électronique en 2025, comme l’Open d’Australie et l’US Open avant lui. Amélie Mauresmo, directrice du tournoi, a assumé cette ligne de manière très claire. “On n’a pas une fiabilité totale par rapport aux machines pour l’instant”, a-t-elle expliqué.
Vidéo - Amélie Mauresmo interrogée sur les juges de lignes à Roland-Garros
"On a besoin de ces gens-là, ils font un travail remarquable"
"Pour 2026, on va faire avec des juges de ligne qui sont présents. En plus de ça, ce qu’on voit, ce que vous pouvez voir aussi, c’est qu’on n’a pas une fiabilité totale par rapport aux machines pour l’instant. Donc la décision qu’on a prise, tout de suite après d’ailleurs l’édition 2025, c’était de rester sur notre fonctionnement habituel, très important pour nous, pour la Fédération. Et bien évidemment, on est attentifs à ce qu’il se fait ailleurs. Et ce n’est pas parfait parce qu’on sait que la machine a 10 % d’erreur. On l’a vu, il y a eu un exemple assez marquant au tournoi de Madrid dernier, je crois, avec une photo prise par un joueur (allusion à l’épisode Alexander Zverev à Madrid en avril 2025)."
"On a besoin de ces gens-là, ils font un boulot remarquable"
"Donc on ne va pas polémiquer là-dessus, mais il se trouve que nous, on a demandé à Rémy Azémar (juge-arbitre du tournoi) à l’issue du tournoi dernier le nombre de fois où les arbitres avaient été sollicités, où ils étaient descendus. On sait très bien que parfois on descend simplement pour prendre du temps, pour casser le rythme, vous le savez, que la balle est largement dehors ou largement dedans. Mais on a très très peu de discussions réelles qui se jouent au millimètre. Donc finalement, il faut parler de l’écosystème qui est derrière. Aujourd’hui, on est une fédération, on a 7 000 clubs, on a des arbitres dedans. Dans tous les tournois, tous les week-ends, on a les matchs par équipes, on a besoin de ces gens-là, ils font un boulot remarquable. Et donc, tant qu’on pourra maintenir à Roland-Garros…"
