Tennis. Roland-Garros - Ugo Humbert : "On dirait que c'est les championnats de France"
Par Jeremy MARTIN le 25/05/2026 à 18:58
Ugo Humbert s’est qualifié pour le deuxième tour de Roland-Garros ce lundi en dominant Adrian Mannarino 6-3, 6-4, 6-3. Après son quart de finale à Hambourg la semaine dernière, le Français confirme sa bonne dynamique. Il affrontera un autre compatriote au prochain tour puisqu’il défiera Quentin Halys, vainqueur de Mattia Bellucci ce dimanche. En conférence de presse, le joueur de 27 ans a notamment été interrogé sur les conditions météorologiques et la chaleur, qui pourraient jouer un rôle important.
Vidéo - Ugo Humbert après sa victoire contre Mannarino à Roland-Garros
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"Je me suis appuyé sur un très bon service aujourd'hui"
Bravo ! Pour un premier tour, j'imagine que c'était nickel pour toi. Comment tu te sens dans ton jeu avec ce temps qui te permet peut-être de jouer un peu plus rapide ?
Il faisait vraiment chaud aujourd'hui. Après, je me sentais plutôt bien sur le court. La chaleur, elle te tape un peu dessus, donc tu es un peu plus mou par moments il faut réussir à bien s’activer. Je me suis senti bien sur le court. J'avais joué Manna il y a trois ans sur le Central, et j'avais trouvé plus dur de trouver ses repères sur le court qui est tellement grand. Là, je me suis senti assez à l'aise. Le fait qu'il fasse chaud, c'était rapide. Je me suis appuyé sur un très bon service aujourd'hui. J'ai fait mon match, je suis très content.
Tu as joué un Français, tu vas en rejouer un. À quel point c'est spécial ici, à Roland-Garros, notamment devant un public qui est un peu timide, est-ce que tu sens ça, est-ce que tu as senti un peu ça aujourd'hui ?
Je ne savais pas que je jouais Quentin. C'est drôle. On dirait que c'est les championnats de France, comme quand j'étais jeune et qu'on venait à Roland ! C’est spécial, car le public est partagé entre les deux joueurs. Ça reste un match de tennis. On essaie chacun de faire de notre mieux et gagner notre match, et l'ambiance est sympa. J'ai profité sur le Chatrier. C'était bien partagé entre les deux joueurs.
"Je ne me suis pas senti très fatigué"
On te voit souvent jouer, même en indoor, avec une casquette, et pas là, alors qu'il fait 40 degrés. Tu peux nous expliquer ?
Je me suis posé la question. C'était comme ça. J'ai décidé de jouer sans casquette. Je me sens bien sans. Donc je ne sais pas... Il faisait chaud, j'aurais pu en mettre une, mais je me sentais bien comme ça.
Toujours sur la chaleur : est-ce que tu adaptes beaucoup tes routines d’entraînements ou tes habitudes, l'heure à laquelle tu te lèves quand il fait aussi chaud, ou ça ne change pas grand-chose dans ton quotidien. Et je parle aussi de la récupération après match ?
C'est une bonne question. Je suis suivi par une nutritionniste depuis maintenant quelques années. Et le fait qu'il y ait la chaleur, on a un peu adapté. Il faut bien penser à s'hydrater. Il n'y a rien de spécial à rajouter. Quand tu es bien préparé physiquement et que tu fais bien la nutrition, tu le supportes bien. Aujourd'hui, je me suis senti bien, même au bout des deux heures, j'étais bien. Je ne me suis pas senti très fatigué. Parfois, tu sens que ça plombe. Il faisait humide. C'était bizarre. Mais non, ça n'a pas été trop un souci pour moi aujourd'hui.
Est-ce que tu peux comparer la chaleur de Roland-Garros par rapport à celle des autres Grands Chelems ? À l'US Open ou tous les tournois américains, c'est une chaleur humide, poisseuse. L'Australie, c'est très perturbant, parce que c’est le plein été, après une préparation passée souvent en Europe où c’est l’hiver. Est-ce que tu peux comparer à quel point les canicules sont supportables d'un Grand Chelem à l'autre ?
Pour moi, c'est les États-Unis. New York, une fois, j'ai joué un match contre Comesana, il faisait 40 degrés, humidité, je ne sais pas combien de pour cent, mais c'était un four ! C'était limite dangereux. Je me suis senti pas bien de tout le match. C'est vraiment des conditions très extrêmes. Après, ça fait partie du jeu. Peut-être qu'il faudrait essayer de mettre des règles en place pour, je ne sais pas franchement, je n'en ai aucune idée !
Australie, ça peut être très différent. Parfois, tu arrives là-bas, et j’ai déjà joué, il faisait 17 degrés, j’avais joué contre Richard, on s'arrêtait tout le temps à cause de la pluie, il faisait froid, vent c'était spécial. Le lendemain, il peut faire 30 degrés. Il faut s'adapter. On ne va pas se plaindre de ne pas avoir du beau temps. Ça fait plaisir, surtout à Paris, c'est cool.
"Je suis très heureux de ma préparation"
Sur le fait de regagner un match en Grand Chelem, si je ne me trompe pas, tu n'avais plus gagné depuis ton premier tour à Roland-Garros en Grand Chelem l’an dernier. À quel point, pour un joueur qui a ton expérience, qui a déjà fait des huitièmes, ça compte de regagner en Grand Chelem après une si longue période ?
Je ne le savais pas. Je n'étais pas au courant ! Donc, non je suis super content. C'est vrai ça fait du bien de gagner des matchs en Grand Chelem. Ce sont des tournois sur lesquels on a envie vraiment de se préparer, d'être au top de sa forme. J'ai senti depuis les deux dernières semaines que mon jeu se met en place. Je me sens de mieux en mieux sur le court, physiquement aussi. Je suis arrivé ici, et je pense vraiment au top de ma forme après la saison sur terre battue. Donc je suis très heureux de ma préparation, et de comment j'ai débuté le tournoi.
