Tennis. Rolex Paris Masters - Arthur Fils rassure avant Nanterre : "Tout va bien"
Par Sebastien CLAUDE le 01/11/2026 à 17:02
Arthur Fils s'est montré rassurant avant Nanterre. Alors que le tableau final du Rolex Paris Masters s'ouvrira ce lundi 2 novembre, l'état de santé du Français pouvait inquiéter après l'avoir vu quitter Bâle suite à un abandon lors de son quart de finale face à Taylor Fritz. Rapidement, le 8e joueur mondial avait indiqué avoir pris des précautions après avoir ressenti une douleur à la jambe gauche dès le début de la rencontre. Lors de son Media Day, ce dimanche 1er novembre, Fils a confirmé sa participation au Masters 1000 francilien avec, toujours en ligne de mire, un dernier rendez-vous à Turin, en novembre, pour les ATP Finals. A 16 heures, il a tapé sur le Central face à son pote Sean Cuenin.
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"Je commence à connaître de mieux en mieux mon corps"
Est-ce que tu peux nous raconter ce qui s'est passé depuis Bâle, comment tu es rentré, dans quel état tu étais à la sortie du court et ce que tu as fait jusqu'à aujourd'hui ?
Depuis Bâle, je suis rentré le soir même. J'ai fait pas mal de soins. Hier, j'étais off. Aujourd'hui, encore des soins. Premiers tests sur le terrain cet après-midi. Tout a l'air d'être en place, tout a l'air d'être bien.
Pour revenir sur cet abandon à Bâle, était-ce ta décision ou celle de ton équipe par précaution pour préserver tes chances en vue du Masters ?
Non, cela n'avait rien à voir avec le Masters. C'était juste pour ne pas aggraver quelque chose que je pensais avoir. C'était par précaution, juste pour ma personne. J'en ai parlé rapidement à l'équipe à la fin du set et on a pris la décision d'arrêter le match.
Ta participation ici est confirmée, ou la conditionnes-tu à ce que tu vas ressentir dans 2 heures sur le terrain ?
Confirmée à 100 %
À chaque fois que l'on te voit blessé, il y a des inquiétudes, on se pose beaucoup de questions par rapport à ce qui t’est arrivé l'année dernière. Arrives-tu à éviter cela, dès que tu as une petite douleur, quelque chose qui te gêne, à ne pas trop psychoter et te dire que c'est grave ?
C'est sûr, ce n'est pas facile. Je commence à connaître de mieux en mieux mon corps. Je sais qu'il ne faut parfois pas que je pousse au-delà des limites, sinon, comme ce qui s’est passé l'année dernière, je reprends huit mois et c'est dommage. Il faut que je fasse parfois attention, mais il faut aussi que j'arrive à comprendre que, là, je peux pousser. C'est un équilibre compliqué à trouver, mais que j’essaie de faire au quotidien. J'essaie de trouver au quotidien, et mon équipe m'aide pour cela.
J’imagine qu’il y a un peu de nervosité. Comment tu appréhendes le fait de devoir gérer… Tu sais que tu n'es pas loin d'une première qualification pour le Masters à un âge relativement jeune. A-t-on le bras qui tremble un peu plus en rentrant sur le court dans les derniers tournois de la saison, ou on est dans le moneytime ? Comment tu gères cette pression un peu particulière ?
Il n'y a pas forcément plus de pression. Bien sûr, il y a un peu plus d’excitation. Après j'essaie de le voir d'un côté assez positif parce que je pense que c'est une bonne chose. J'ai 22 ans, j'ai l'opportunité de me qualifier pour le Masters, c’est très positif. Comme je l'ai déjà dit auparavant, si je n'arrive pas à le faire cette année, je le ferai les années suivantes. À un moment, je me qualifierai. Ce n'est pas 1 / 2 une fin en soi, même si ce serait très bien de le faire cette année. J'ai envie et je joue bien. Pour répondre à ta question par rapport au bras qui tremble, pas forcément, mais comme on a maintenant commencé en indoor, les matchs sont un peu plus serrés. C'est toujours un peu plus au couteau, parce que tout le monde sert bien, tout le monde retourne bien, il y a beaucoup de tie-breaks. Je fais beaucoup de tie-breaks depuis que je suis arrivé à Bruxelles. Donc, rien d'inquiétant.
"C'est un peu pareil pour tous les jeunes joueurs"
Bonjour. Ce sont les 40 ans du RPM. Je voulais avoir une anecdote que tu avais sur le tournoi cela fait deux ans qu'il est ici, à la Défense sur ce que tu en pensais quand tu étais plus jeune, encore plus jeune qu'aujourd'hui d'ailleurs.
C'est la première année que je joue ici, je n'ai jamais foulé les terrains encore. Ça va être intéressant. Le RPM, si j’ai vraiment une image en tête, c'est celle de Gaël quand il rattrape pour les smatchs de Cilic, qu’il met la foule en folie. C'est l'une des images qui m'a le plus marqué dans ma jeunesse.
Tu parlais du fait qu'il y avait des difficultés parfois à gérer ton corps. Sur Bâle, on a vu que c'était possiblement la jambe. On sait que tu as un antécédent sur le dos. Qu'en était-il exactement ? Est-ce que tu te sens sur ta carrière je ne te parle pas sur ces mois-là avec une forme d’épée de Damoclès constante au-dessus de toi parce qu’il y a une fragilité qui semble évidente.
Une fragilité qui semble évidente, oui plus ou moins. C'est un peu pareil pour tous les jeunes joueurs du circuit. Quand on regarde, il y a beaucoup de jeunes joueurs qui se blessent parce que, de par le calendrier, il y a beaucoup de tournois, d'enchaînements, de décalages horaires et des matchs tout le temps à haute intensité. Je ne pense pas que ce n'est que moi. Je pense qu’on a tous le même ressenti. Ce sont des choses qui arrivent. C'était la jambe à Bâle, j'avais mal à la jambe gauche. C'est musculaire. Tout va bien et ce n'est pas inquiétant.
Jouer en France pour un Français n'est jamais complètement neutre, surtout ici, qui est une salle qui a des ambiances incroyables. Ton profil, ce que tu dégages sur un court en général et l'ambiance que l'on connaît au Rolex Paris Masters, cela peut donner des ambiances incroyables. Tu te projettes là-dessus ou pas trop ?
Bien sûr. Depuis le début de la saison j'attends de jouer à Paris. Je n’ai pas pu le faire pendant Roland. J'attends avec impatience de jouer ici. Je ne sais pas si l'ambiance est tout aussi folle qu’à Bercy. La salle est immense, avec des matchs qui seront tendus, ce sera des scores assez serrés, on va forcément avoir une belle ambiance. J'attends impatiemment de rentrer sur le terrain.
