Tennis. Rolex Paris Masters - Novak Djokovic : "La plupart des tournois ont été une lutte"
Par Sebastien CLAUDE le 02/11/2026 à 19:57
Novak Djokovic va découvrir Nanterre. Après 17 apparitions à Bercy pour le Rolex Paris Masters, et une absence en 2025, le Serbe fait son retour avec, en ligne de mire, une qualification pour les ATP Finals de Turin en fin de saison. Retombé au classement, Djokovic ne profite pas d'un bye au premier tour et sera testé d'entrée face à Valentin Vacherot dès ce mardi 3 novembre. Lors de son Media Day ce lundi, le droitier de 39 ans est revenu sur la gestion de son calendrier au fil des années, notamment vis-à-vis des Grands Chelems, et sur son état physique.
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"Les Grands Chelems sont les piliers historiques de notre sport"
D’abord une question qui ne porte pas sur le tennis. J’étais en Serbie la semaine dernière, je n'ai jamais vu autant de gens contents. Certains ont dit que tu avais été traité de manière injuste en Serbie, des gens ont essayé de te critiquer alors que tu as dédié beaucoup de ton succès au pays et que tu es un vrai patriote.
Je ne vais pas commenter le passé. Le passé est le passé. J'espère que c'est un nouveau départ pour le pays. Oui, je suis un patriote. J'ai toujours représenté mes concitoyens et non le gouvernement. Je suis content de ces changements. J'espère que les choses seront prospères pour notre peuple à l'avenir.
Pendant deux ans, on a eu l'impression que ta principale motivation était les Grands Chelems alors que depuis l'US Open, tu as plus joué sur le circuit, tu t'es plus engagé sur le circuit. Y a-t-il des choses qui ont changé ?
Bien sûr, les Grands Chelems, ce sont les tournois les plus importants pour moi comme pour 99 % des joueurs. Ce sont les piliers historiques de notre sport, là où vous voulez jouer votre meilleur tennis et inscrire votre nom, dans les livres d'histoire du tennis. Je veux continuer à faire de mon mieux dans les tournois du Grand Chelem, mais je veux aussi jouer les autres tournois. Cette année, je me suis plus concentré sur le fait de me sentir bien sur le court plutôt que de bien jouer, parce que la plupart des tournois que j'ai faits, cela a été une lutte physique et cela n'avait rien à voir avec ma préparation, le fait que je m'entraîne assez parce qu'il y a beaucoup de gens qui veulent toujours donner leur avis d'experts pour expliquer ce qui m'arrive, mais ils ne le savent pas en fait. Comme je l'ai dit, quand je me sentais bien sur le court, et récemment cela a été le cas puisque je suis proche de résoudre mes problèmes des quatre derniers mois, à ce moment, mon ressenti sur le court et mon plaisir de jouer est là. Pékin a été le meilleur moment de l'année. J'ai bien joué à Bâle, cela a été un match serré et malheureusement perdu, mais j'ai bien apprécié les dernières semaines de la saison sur le court. Je me sens bien et je pense que les performances suivront. Nous verrons après dans l'avenir.
Bienvenue à Paris. Tu as parlé de yoga, de méditation et de la respiration. Maintenant que tu approches des 40 ans, cela compte toujours autant pour toi ? Mets-tu plus l'accent sur le corps ou l'esprit ?
Cela a toujours été une question du lien entre le corps et l'esprit. Je viens d'une partie du monde où le yoga et la méditation ne sont pas particulièrement quelque chose de répandu. J'aime bien avoir l'esprit ouvert. Je suis toujours prêt à apprendre, à comprendre comment je peux améliorer mon ressenti, mon entraînement, ma récupération. La respiration consciente est, de toute évidence, un point essentiel de mon entraînement depuis un très jeune âge. J'ai eu la chance en tout début de carrière de rencontrer des gens qui m'ont expliqué combien il était important de s'occuper de soi de manière holistique. Je continue à 1 / 2 m'entraîner là-dedans. J'ai mis au point mes propres routines, mes propres habitudes, qui m'aident à me sentir mieux et à améliorer ma santé du mieux possible.
