Tennis. Rolnad-Garros - Alexandra Eala : "J'aurais beaucoup aimé discuter avec Iga Swiatek"
Alexandra Eala débutera son troisième Roland-Garros ce lundi 25 mai. Battue d'entrée en 2025 et tombée durant les qualifications en 2024, la Philippine espère décrocher sa première victoire dans le tableau principal Porte d'Auteuil. Présente au Media Day ce samedi 23 mai, le jour de son 21e anniversaire, la 38e mondiale est notamment revenue sur sa relation avec les autres jeunes joueuses du circuit, à l'image d'Iva Jovic, qui sera son adversaire au premier tour. Alexandra Eala a également évoqué le soutien qu'elle reçoit des Philippins lors de chacun de ses tournois, elle qui évolue régulièrement devant un public animé.
Vidéo - Alexandra Eala avant de débuter son Roland-Garros 2026
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"Ce n'est pas uniquément mes amis du tennis, ce sont mes amis"
Joyeuse anniversaire Alex, bienvenue à Paris. Parle-nous de ta préparation pour Paris ?
Je m'amuse beaucoup ici, beaucoup de bons entraînements. Je suis ravie de commencer la semaine.
On a vu que Zeynep, Eva Lys et Iva Jovic, contre laquelle tu vas jouer au prochain tour, t'ont saluée sur le court. Peux-tu parler des liens entre les jeunes joueuses, et ce que cela fait de te retrouver face à elles ?
Elles ont été adorables. Ce matin, elles sont venues me voir avec un gâteau. Vraiment, chacune est une amie proche. Je ne sais pas comment je survivrai sur le circuit sans ces amitiés-là. Vous savez, ce n'est pas uniquement mes amies du tennis, ce sont mes amies. C'est ma vie.
Il est très normal que l'on joue l'une contre l'autre, puisqu'on joue tellement de tournois. Mais nous sommes des professionnelles, on sait comment gérer les choses, comment séparer les choses. Rien de particulier à faire du point de vue relations. Il n'y a rien à changer.
"Je suis encore au début de ma carrière"
De toute évidence, tu as un public enthousiaste. As-tu du mal à retenir tes émotions quand tu te trouves dans ces endroits où il y a des vagues d'émotions, un peu des hauts et des bas, notamment, depuis l'an dernier où tu as eu le privilège d'avoir ce type de moments de joie ?
Je pense que la difficulté dans le tennis de conserver ses émotions pour soi ne vient pas uniquement du public. Il y a plein de choses qui peuvent faire que vous êtes tendue, que vous êtes énervée, que vous êtes d'une manière ou d'une autre sur le court. Cela tient à la fois du court et de l'extérieur du court. En dernière analyse, il faut mettre ses émotions en laisse, pour tout dire, parce que c'est mieux. Je pense y arriver à peu près bien, mais certaines choses sont plus difficiles que d'autres. De manière générale, j'arrive à gérer.
Joyeux anniversaire également. Quand tu vas aux différents tournois, on voit que tu as beaucoup de fans de ton pays. As-tu beaucoup de fans dans ton pays ? Penses-tu que tu vas en avoir beaucoup ici ?
Très bonne question ! Je ne sais pas comment y répondre. Oui, je reçois beaucoup d'amour et de soutien de mon pays. Je suis très fière de cela. Je leur en suis très reconnaissante. Mais la question est difficile, tout est relatif. Savoir si je suis très connue dans mon pays, cela dépend à qui on demande. En tout cas, je suis très heureuse.
Tu as eu une saison sur terre battue très chargée. Tu as joué presque toutes les semaines. Dans quelle mesure te sens-tu préparée pour ce tournoi par rapport au passé ?
Je me sens plus préparée que l'année dernière. Je me suis beaucoup améliorée sur cette surface, mais j'ai encore beaucoup de travail à faire. Je me suis pas mal améliorée au cours de l'année écoulée en tant que joueuse, et pour gérer les défis que présente cette surface pour moi. Je suis très fascinée par cette semaine. De toute façon, on fait cette préparation pour arriver aux Grands Chelems en forme. Je suis heureuse, je me sens bien. Je n'ai rien à perdre.
Tu as parlé de moments difficiles à gérer au plan émotionnel. Qu'est-ce que c'est pour toi, ce genre de moments, et quelles techniques utilises-tu pour les gérer ?
La réponse évidente, ce seraient les pertes ou le fait qu'on ne se sente pas bien. Je ne crois pas que j'ai quelque chose de particulier pour m'en sortir. Je parle beaucoup à mon coach, à mes parents. Je leur dis comment je me sens. Je pense que c'est une bonne chose d'avoir quelqu'un que l'on puisse consulter, ou avec qui on puisse partager ses émotions. Pour moi, c'est mon équipe, ma famille et mes amis aussi, sur le circuit.
Mais j'en suis encore au début de ma carrière en WTA. J'ai déjà eu tellement de ces moments, parce que j'ai commencé le tennis à l'âge de 4 ans. On se sent dans cette position encore et encore. Et tout comme les autres joueurs ici dans ce tournoi, on commence à s'habituer à gérer les choses. Ce n'est pas quelque chose que l'on peut expliquer ou que l'on peut enseigner, mais c'est quelque chose que vous avez en vous.
"Il y a beaucoup de leçons à tirer de Swiatek et Nadal"
L'an dernier, à Miami, tu as eu un vrai parcours de Cendrillon. Tu as battu de grandes championnes. Pour toi, est-ce que c'était la première fois que tu avais vraiment débloqué ton compteur et engrangé beaucoup de points ? Après, cela s'est calmé. Est-ce que tu te sens soulagée ?
Je ne dirais pas que soulagé soit le mot. Quand j'ai démarré Miami, j'étais genre 140e, puis je suis passée à 75e place après Miami. Maintenant, non seulement j’ai maintenu ce classement après Miami, et cette année, je suis dans les 40e (38e). J'ai toujours voulu m'améliorer, j'en suis très fière, je pense que c'est quelque chose dont je peux être fière. On a beaucoup travaillé pour y arriver. Je pense effectivement avoir fait pas mal de choses positives au début de l'année aussi. Je ne pense pas que j'ai ressenti autant de pression que quand je suis arrivée à Miami.
On a vu des photos de toi et Iga, qui s'est préparée pour la saison sur terre battue, à l'académie Nadal, l'as-tu vue ?
Non, je l'ai vue de loin. Le jour où je l'ai vue, elle était en train de s'entraîner, moi j'avais terminé mes entraînements, je repartais le lendemain. Je n'ai pas pu trouver un moment pour discuter avec elle, mais j'aurais beaucoup aimé, oui... Je crois qu'elle en a bien profité.
Côté hommes, c'était Rafa, le roi de la terre battue. Iga semble être la même chose côté femmes. Regardes-tu des vidéos, ou même des vidéos de Rafa d'ailleurs pour trouver des points clés à utiliser sur terre battue ?
Oui, il y a beaucoup de choses, beaucoup de leçons à tirer des jeux de ces deux joueurs. Il faut vraiment choisir ce qu'on va utiliser. Parce que quand vous me voyez, vous voyez Rafa, lui, c'est une véritable machine ! Il est là, il court de part et d'autre, il attrape la balle... Je ne me vois pas faire la même chose. Il y a des éléments de leur jeu que je pense pouvoir intégrer dans le mien.
