Tennis. US Open - McDonald : "Des joueurs blessés vont jouer pour toucher leur chèque"
Par Alexandre HERCHEUX le 28/08/2026 à 10:12
Le prize money record de l'US Open ne fait pas uniquement rêver. Pour certains joueurs, il peut représenter une véritable nécessité financière. Dans une longue interview accordée au Guardian, publiée jeudi 27 août, Mackenzie McDonald a décrit une réalité beaucoup moins visible du circuit professionnel : celle de joueurs diminués physiquement qui ne peuvent pas toujours se permettre de renoncer à un Grand Chelem.
"Ils ont des factures à payer"
L'Américain de 31 ans l'affirme clairement : "Je connais actuellement pas mal de joueurs qui sont sérieusement blessés. Mais je sais qu’ils vont venir à l’US Open et entrer sur le court pour être sûrs de gagner de l’argent, parce qu’ils ont des factures à payer. Ils veulent pouvoir louer un appartement et payer leur équipe : un entraîneur, un kiné, un préparateur physique. Les tournois du Grand Chelem sont le moteur qui leur permet de gagner leur vie et ils doivent en profiter. Pour certains, c’est la différence entre pouvoir mettre de la nourriture sur la table et gagner correctement leur vie. Voilà ce qui est en jeu."
"Si vous descendez de cette roue infernale, vous ne gagnez plus d’argent"
"À un niveau inférieur, l’argent a toujours été assez faible. Je dirais qu’un joueur classé autour de la 250e place mondiale gagne actuellement environ 200 000 dollars. Je sais que seulement 88 joueurs ont gagné un million de dollars l’année dernière. Mais c’est avant les impôts et toutes les dépenses, qui sont très importantes. [...] Le problème avec le tennis, c’est que lorsque vous êtes blessé, vous ne gagnez plus d’argent et votre classement mondial baisse également, ce qui limite votre capacité à participer aux tournois par la suite. Vous pouvez connaître une très bonne année et gagner, disons, plus d’un million, puis vous vous blessez et vous ne gagnez plus rien. Si vous descendez de cette roue infernale, vous ne gagnez plus d’argent. Quand vous êtes dessus, vous devez continuer à avancer. C’est assez brutal."
