Tennis. Wimbledon - Serena, Kyrgios, Monfils... qui peut viser une wild-card à Wimbledon?
Wimbledon n’a pas encore commencé, mais le tournoi londonien fait déjà parler. Ce lundi, la bataille des wild-cards entre dans sa semaine décisive. Les invitations sont attribuées à la discrétion du comité, souvent selon deux critères : les performances passées sur le gazon londonien et l’intérêt britannique. Autant dire que les places seront chères, chez les hommes comme chez les femmes. Au total, Wimbledon dispose de huit wild-cards dans le tableau principal masculin et de huit dans le tableau principal féminin. Le All England Club doit dévoiler prochainement ses premières invitations pour l’édition 2026, alors que les qualifications débuteront le 22 juin à Roehampton et que le tableau principal commencera le 29 juin. Et cette année, les dossiers chauds ne manquent pas...
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Chez les hommes, Evans, Kyrgios, Wawrinka, Berrettini et Monfils dans les discussions
Le cas le plus symbolique est celui de Dan Evans. Le Britannique a annoncé qu’il prendrait sa retraite après Wimbledon. Même si son classement ne lui garantit pas une place directe, difficile d’imaginer le All England Club laisser filer l’un des visages du tennis britannique sans lui offrir une dernière danse à domicile. Son dossier coche clairement la case de l’intérêt local. Nick Kyrgios est un autre nom très fort. L’Australien a été finaliste à Wimbledon en 2022 et reste l’un des joueurs les plus spectaculaires sur gazon. Après des mois de galères physiques, il a récemment signé à Stuttgart son premier succès en simple depuis 15 mois contre Corentin Moutet. Ce retour tombe au bon moment. Mais la concurrence est dense et Wimbledon a souvent tendance à favoriser ses joueurs britanniques.
Stan Wawrinka et Matteo Berrettini peuvent aussi regarder la décision de près. Le Suisse est un triple vainqueur en Grand Chelem et un nom majeur de l’histoire récente du circuit. L’Italien, lui, a déjà disputé une finale à Wimbledon et possède un jeu taillé pour l’herbe. Dans un monde idéal, ces profils auraient de solides arguments. Mais avec seulement quelques places disponibles, le prestige ne suffira pas forcément. Gaël Monfils apporte un autre type de dossier. Le Français dispute sa dernière saison sur le circuit et reste l’un des joueurs les plus populaires de sa génération. Wimbledon n’a jamais été son Grand Chelem le plus fort, mais une invitation aurait une vraie dimension symbolique, et logique. Là encore, le problème est simple : il y a beaucoup de noms, très peu de places, et des Britanniques à satisfaire.
Chez les femmes, Serena Williams écrase le débat
Chez les femmes, un nom domine tout : Serena Williams. L’Américaine a fait son retour en double au Queen’s, près de quatre ans après son dernier match officiel. A 44 ans, la gagnante de 23 titres du Grand Chelem en simple n’a pas encore confirmé sa présence à Wimbledon, mais son seul nom suffit à faire monter l’attente. Wimbledon a reconnu l’excitation provoquée par son retour sur gazon. Sept fois titrée en simple au All England Club et six fois en double, Serena représente évidemment un dossier à part. Une wild-card en double semble être l’hypothèse la plus logique si elle souhaite jouer. Une présence en simple serait beaucoup plus spectaculaire, mais aussi plus incertaine sportivement.
Derrière Serena, d’autres cas méritent attention. Bianca Andreescu figure dans la liste des qualifications. L’ancienne gagnante de l’US Open tente de retrouver le grand tableau d’un Grand Chelem, après plusieurs saisons perturbées par les blessures. Son nom, son passé et son potentiel en font une candidate naturelle à surveiller, même si son dossier est moins évident que celui de Serena. Robin Montgomery peut aussi entrer dans le débat. L’Américaine vient de remporter son premier titre WTA à ‘s-Hertogenbosch, un tournoi sur gazon, après le forfait de Barbora Krejcikova en finale. Elle figure elle aussi dans les qualifications avec un classement protégé. Sa dynamique arrive au bon moment, mais Wimbledon devra décider s’il privilégie la forme récente ou ses critères habituels.
