Tennis. WTA - Blessure - Anna Kalinskaya fustige l'académie de Patrick Mouratoglou
Par Paul MOUGIN le 16/02/2026 à 18:30
Lors d'une interview avec l'ancienne joueuse Elena Vesnina, Anna Kalinskaya a accusé l’académie de Patrick Mouratoglou d'être responsable d'une blessure au dos lors de sa jeunesse. Alors qu'elle avait 16 ans, elle raconte avoir dû suivre les mêmes séances que des joueuses expérimentées, comme Alizé Cornet. Ce manque d’accompagnement personnalisé aurait provoqué sa première blessure au dos, dont elle subit encore les effets aujourd’hui. Kalinskaya a également dénoncé une instabilité dans l’encadrement, avec des changements fréquents d’entraîneurs.
Vidéo - Quand Jo Tsonga recadrait Patrick Mouratoglou
Lire la suite de l'article
"Je n’étais pas prête pour ça"
"C’est une bonne académie, avec une multitude de courts et une salle de sport incroyable. J’y étais pendant un certain temps. C'était agréable. Mais c’est là qu’on a commencé à me demander beaucoup physiquement, et je n’étais pas prête pour ça. Je ne faisais pas de musculation ; quand je m’entraînais, c’était des exercices variés, mais je n’étais pas habituée aux machines ni à ce genre de travail. Là-bas, tout était très intense et il n’y avait pas d’approche individuelle. Par exemple, ce qu’Alizé Cornet faisait à l’entraînement, je pouvais le reproduire derrière elle, avec une charge moindre bien sûr. Elle évoluait déjà sur le circuit, alors que moi je n’en étais qu’à mes premiers tournois, j’observais encore beaucoup."
"C'est là que j'ai eu ma première blessure"
"La dernière fois que j’y suis allée, c’était pour dix jours : j’ai travaillé deux jours avec un entraîneur, puis, dès le troisième jour, j’en avais un autre. On m’a expliqué qu’il s’occupait désormais d’un joueur professionnel, car la priorité allait aux athlètes déjà présents sur le circuit. En dix jours à peine, on m’avait déjà changé trois fois d’entraîneur. En tant que junior, j'étais mise de côté. En plus, j'ai commencé à avoir mal au dos, c'est là que j'ai eu ma première blessure à 16 ans. Cela me fait encore mal parfois aujourd'hui."
