Tennis. WTA - Toronto - Une semaine sans tennis : comment Iga Swiatek s'est reconstruite
Par Alexandre HERCHEUX le 12/08/2026 à 13:25
Iga Swiatek gagne à nouveau, mais elle ne veut surtout pas parler trop vite de déclic. Après avoir renversé Marta Kostyuk 3-6, 6-1, 6-2 puis dominé Diana Shnaider 6-2, 6-1 en seulement 64 minutes, la Polonaise s'est qualifiée pour les demi-finales du WTA 1000 de Toronto. Seulement sa deuxième demi-finale de la saison sur le circuit, après Rome. Au-delà des résultats, Swiatek voit surtout apparaître quelque chose qu'elle recherche depuis plusieurs mois : le tennis imaginé avec son nouvel entraîneur Francisco Roig commence à devenir naturel. La transformation n'est pas seulement tactique. Après son élimination au troisième tour de Wimbledon, où elle défendait son titre, Swiatek a choisi de réellement décrocher. Pas de raquette ni de tournoi à préparer immédiatement. La Polonaise est partie en Grèce avec des amis pendant sept ou huit jours.
"Cela m'a fait du bien de simplement me détendre et de vivre une autre vie que celle du tennis"
"J'ai passé sept ou huit jours en Grèce avec mes amis. C'était très sympa et surtout une période pendant laquelle je n'ai même pas pensé au tennis. Cela m'a fait du bien de simplement me détendre et de vivre une autre vie que celle du tennis. Maintenant, j'essaie aussi de découvrir les villes dans lesquelles je joue et de visiter de beaux endroits. Je pense que j'arrive plutôt bien à trouver cet équilibre. Sur le court, je veux me battre jusqu'au bout de chaque point. Contre Kostyuk, j'ai bien anticipé certains coups et cela m'a donné un avantage. J'ai également réussi à gagner des points en défense et j'en suis très contente. Concernant la suite, la joueuse que je pourrais affronter m'a déjà battue cette saison, donc je peux garder des attentes assez basses et simplement me concentrer sur moi-même."
"J'avais parfois tendance à jouer un peu trop à plat, trop vite et à prendre des décisions trop risquées"
La Polonaise veut désormais remettre davantage de patience dans ses échanges et accepter de construire les points. Une évolution qu'elle juge beaucoup plus conforme à ses qualités naturelles. "Rien ne change. Ce n'est qu'une demi-finale de tournoi. J'essaie vraiment de me concentrer sur le prochain match parce que les autres joueuses jouent très bien. Jouer en tant que tenante du titre est simplement différent, surtout à Wimbledon, et ce n'est pas une expérience facile. Mais aujourd'hui, tout reste pareil. Depuis que j'ai commencé à travailler avec Francis, l'objectif était justement de jouer avec davantage de patience. Pendant la période des Grands Chelems, avec les tournois importants pour moi, la terre battue et toute l'agitation qui l'accompagne habituellement, ce n'était pas toujours facile de travailler là-dessus. Ici, j'ai l'impression que cela fait davantage partie de mes habitudes, que c'est devenu plus naturel et que c'est vraiment comme cela que je veux jouer. J'avais parfois tendance à jouer un peu trop à plat, trop vite et à prendre des décisions trop risquées. Ce jeu-là me correspond davantage. Toronto est aussi un tournoi où il y a moins d'agitation autour de moi et où je peux vraiment me concentrer sur mon travail."
