Tennis. Dopage - Un ancien 55e mondial suspendu seulement un an après un test positif
La décision est tombée pour Facundo Bagnis. Contrôlé positif à l'hydrochlorothiazide pendant les qualifications de l'US Open 2025, l'Argentin a accepté une suspension de douze mois dans le cadre du Programme antidopage du tennis. L'Agence internationale pour l'intégrité du tennis a pourtant reconnu que la substance provenait vraisemblablement d'un complément alimentaire contaminé et que l'infraction n'avait pas été commise intentionnellement. Déjà écarté du circuit depuis octobre 2025, l'ancien 55e mondial pourra retrouver la compétition à partir du 18 octobre 2026.
Argentinian tennis player Facundo Bagnis has accepted a 12-month suspension under tennis' anti-doping rules.
— International Tennis Integrity Agency (@itia_tennis) July 13, 2026
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Un contrôle positif pendant les qualifications de l'US Open
Le contrôle remonte au 18 août 2025. Engagé dans les qualifications de l'US Open à New York, Facundo Bagnis avait fourni un échantillon urinaire analysé par un laboratoire accrédité par l'Agence mondiale antidopage à Montréal. L'échantillon A avait révélé la présence d'hydrochlorothiazide. Cette substance est classée dans la catégorie des diurétiques et agents masquants sur la liste des produits interdits de l'AMA. Le joueur ne disposait d'aucune autorisation d'usage à des fins thérapeutiques. L'analyse de l'échantillon B a ensuite confirmé le premier résultat.
L'hydrochlorothiazide est considérée comme une substance spécifiée. Une suspension provisoire n'était donc pas automatiquement obligatoire, mais Bagnis avait choisi de se retirer volontairement du circuit dès le 18 octobre 2025, pendant que l'enquête se poursuivait. Cette période est désormais déduite de sa sanction définitive. À l'annonce de son contrôle positif, l'Argentin avait assuré n'avoir jamais cherché à tricher. "Je traverse l'un des pires moments de ma carrière professionnelle. Je veux prouver que je n'ai rien à cacher."
L'ITIA écarte une prise intentionnelle
Au terme de son enquête, l'ITIA a accepté qu'il était plus probable que la substance soit entrée dans l'organisme de Bagnis par l'intermédiaire du produit contaminé. Elle a également retenu que le joueur ignorait la présence du diurétique et qu'il avait demandé des garanties à son médecin avant de consommer le complément.
L'instance a donc considéré que l'infraction n'était pas intentionnelle. Une violation volontaire aurait pu entraîner une suspension de quatre ans. En l'absence d'intention, le point de départ prévu par le règlement était de deux années, avec la possibilité de réduire la sanction en fonction du degré de faute du joueur. L'ITIA a retenu plusieurs circonstances favorables : Bagnis avait consulté un spécialiste du sport, vérifié les ingrédients déclarés, interrogé son médecin sur les risques de contamination et utilisé le produit pour répondre à des déficiences médicales identifiées. Mais l'Argentin n'a pas été totalement exonéré. L'agence lui reproche notamment de ne pas avoir déclaré le complément sur son formulaire de contrôle antidopage. Elle a qualifié cette omission d'insatisfaisante, tout en acceptant qu'il s'agissait d'un oubli.
Pourquoi Bagnis a tout de même été suspendu un an
L'ITIA estime que les joueurs restent personnellement responsables de toutes les substances présentes dans leur organisme, même lorsque celles-ci ne sont pas indiquées sur l'étiquette d'un produit. L'agence rappelle également avoir déjà averti les joueurs des risques liés aux préparations réalisées dans certaines pharmacies de composition en Amérique du Sud. Plusieurs cas comparables ont concerné ces dernières années Thomaz Bellucci, Franco Agamenone, Beatriz Haddad Maia ou encore Nicolas Jarry.
Pour l'ITIA, Bagnis aurait donc dû connaître le danger particulier représenté par ce type de complément personnalisé. L'instance a conclu que sa faute n'était pas significative, mais qu'elle ne pouvait pas être totalement écartée. Elle a ainsi réduit de moitié la suspension de deux ans initialement applicable et proposé une sanction de douze mois, acceptée par le joueur. En acceptant cette proposition, Bagnis a reconnu la violation des règles antidopage et renoncé à une audience devant un tribunal indépendant. Sa suspension court officiellement du 18 octobre 2025 au 17 octobre 2026 inclus.
